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Quel impact du gel sur les céréales ?

Céréales
13.04.2021
Quel impact du gel sur les céréales ?

Les céréales ont pu, localement, souffrir du gel. Tout dépend du stade des cultures et de l’exposition de la parcelle.

Les températures basses enregistrées les 7 et 8 avril ont atteint des records, dans la plupart des régions françaises. L’institut technique Arvalis rappelle que « le seuil d’alerte le plus souvent mentionné est -4°C mais il est probable que les dégâts apparaissent plutôt vers -5 à -7°C. » Tout dépend de la situation de la parcelle, de son exposition au vent et du stade des cultures. Les stades les plus avancés, entre 2 nœuds et dernière feuille pointante, sont plus sensibles que les stades épi 1 cm. Principal risque : que l’épi, en cours de formation dans la tige, soit détruit. Le stress hydrique constaté dans plusieurs zones peut avoir un léger effet positif sur la résistance de la plante au froid mais pourrait pénaliser la reprise de croissance. L’autre particularité de la campagne réside dans les fortes amplitudes thermiques constatées en quelques jours : jusqu’à 33°C d’écart en une semaine avec une végétation souvent en avance et donc, à des stades plus sensibles. Des brûlures sur feuilles pourraient rapidement apparaître. L’impact sur épi ne sera visible que dans une à deux semaines.

Pour en savoir plus :
- Article Arvalis : Les céréales à paille sous surveillance

16/03/2021
Le stade épi 1 cm du blé approche
Sur blé, le stade épi 1 cm constitue un repère pour raisonner différentes interventions.
Le stade « épi 1 cm » signe, sur céréales, le passage entre le tallage et la montaison : un stade repère pour raisonner de nombreuses interventions. À ce stade, les plantes sont très sensibles aux accidents climatiques. La météo peut d’ailleurs faire varier l’apparition de ce stade dans un créneau de trois semaines. Cette année, les cultures sont, en moyenne, en avance. D’après le rapport Céré ‘Obs de FranceAgriMer, en date du 8 mars, 14 % des blés tendres, 13 % des orges d’hiver et 42 % des blés durs ont déjà atteint ce stade. Parmi les interventions à envisager : le deuxième apport d’azote et les apports de régulateur de croissance. En revanche, ce stade est un peu précoce pour les désherbages de rattrapage : mieux vaut patienter jusqu’au stade 1-2 cm. Patience également pour débuter la protection foliaire des blés contre les maladies. Celle-ci ne doit pas démarrer avant le 1er nœud, sauf pour les variétés sensibles à la rouille jaune. L’apparition de petits foyers avec pustules pulvérulentes doit accentuer la surveillance des parcelles.

23/02/2021
Comment vont les blés ?
Entre gel et pluies, certains blés jaunissent. Mais patience avant toute intervention : les sols doivent être correctement ressuyés.
Les parcelles de blé sont, dans l’ensemble, correctement implantées avec une croissance quelque peu ralentie par le froid et les excès d’eau de ce début d’année. Les stades s’échelonnent de « plein tallage » à redressement. Les blés les plus précoces atteignent déjà le stade épi 1 cm. Certaines parcelles présentent une dominante de jaune, due à la succession d’épisodes pluvieux et froids. Le radoucissement et le ressuyage des jours à venir devraient permettre à la végétation de repartir rapidement. Les apports d’azote devront être gérés au cas par cas car certaines cultures pourraient être affamées. Mais quelle que soit la situation, la patience doit être de mise pour attendre des conditions de sol optimales pour le passage des engins. Dans les parcelles ne recevant pas d’engrais organique régulier, un apport de soufre peut s’avérer utile en cas de carence avérée.

18/02/2021
Gel sur céréales, des dégâts ponctuels sont à craindre
Toutes les parcelles de céréales n’étaient pas suffisamment endurcies pour supporter ce fort épisode de gel.
La semaine passée, les températures gélives se sont maintenues plusieurs jours sur une grande moitié nord-est du pays. Sous abri, le thermomètre a atteint des températures de -10°C, voire -12°C. Le ressenti, lui, était encore plus bas du fait d’un vent de nord/nord-est. En théorie, des céréales endurcies peuvent supporter un tel climat mais toutes ne l’étaient pas. Pour s’endurcir, les plantes ont besoin de plusieurs conditions : être à un stade encore jeune (préférentiellement début tallage) et être progressivement exposées à des températures de plus en plus froides. Or là, le froid est arrivé soudainement sur des sols gorgés d’eau, compliquant le réchauffement. Sans oublier les contraintes mécaniques exercées par la glace sur les plantes et avec elles, des risques de cisaillement en surface ou de déchaussement, notamment en sols crayeux ou caillouteux. Les conséquences de ce gel seront à quantifier pour chaque parcelle : les orges de printemps semées à l’automne étant plus sensibles que les blés. Une chose est sûre, le développement des cultures a été quelque peu freiné.

19/01/2021
Face au gel, les céréales s’endurcissent
La chute des températures permet aux céréales de se préparer aux périodes de gel.
Les températures ont bien chuté ces dernières semaines. Un temps de saison propice à l’endurcissement progressif des céréales : un phénomène indispensable pour les préserver de l’impact du gel. L’endurcissement s’acquiert de façon progressive et atteint son maximum, pour les céréales, au début ou au milieu du tallage, puis se perd. Les jeunes plantes, jusqu’au stade premières feuilles, sont ainsi plus vulnérables aux basses températures. L’institut technique Arvalis rappelle ainsi qu’un gel précoce, comme celui de fin novembre 2010, ou tardif sur des stades plus avancés comme en 2012, est donc potentiellement plus pénalisant. Des épisodes de gels successifs peuvent conduire à un éclatement irréversible des cellules. Mais toutes les céréales n’ont pas le même degré de sensibilité. Le seigle est le plus résistant, suivi du triticale, du blé tendre, de l’orge d’hiver et du blé dur. Les orges de printemps sont les plus sensibles. Un état des lieux est conseillé en sortie d’hiver, notamment pour vérifier si l’apex est touché.

15/12/2020
Les surfaces de blé tendre, en hausse de 12,4 %
Agreste confirme la hausse des céréales d’hiver et du colza.
Le service de statistiques du ministère de l’Agriculture a, le 8 décembre, publié ses estimations sur les emblavements des cultures à l’automne. Les surfaces de céréales d’hiver sont en hausse de 11 % par rapport à l’an passé, soit 6,6 Mha, mais en retrait de 3,7 % comparé à la moyenne 2016-2020 établie à 6,8 Mha. La sole de blé tendre atteindrait 4,7 Mha soit une progression de 12,4 % (500 000 ha) et celle de blé dur, 240 000 ha, soit une hausse de 8,8 %. Les hectares dédiés aux orges d’hiver sont en hausse de 6,6 % mais restent inférieures de 5,7 % à la moyenne des cinq dernières campagnes. Par rapport aux semis 2019, seule la sole de seigle est en baisse (- 6,1 %), mais en forte hausse par rapport à la moyenne quinquennale. Celles d'avoine et de triticale augmentent respectivement de 20,2 % et 11 %. Les surfaces consacrées aux semis de colza d’hiver demeurent à un faible niveau, à 1,12 Mha, en hausse de 1 % sur un an mais en recul de 17,1 % par rapport à la moyenne 2016-2020.