Top départ pour la protection des céréales
La septoriose est présente à la base des blés et la rouille jaune est observée dans plusieurs régions.
Un hiver doux et humide favorable à l’inoculum maladies
Après un hiver doux et particulièrement humide dans de nombreuses régions céréalières, l’inoculum de maladies majeures comme la rouille jaune et la septoriose est bien présent. « Si les conditions devenaient favorables avec le retour de pluies au cours du mois d’avril, le risque septoriose pourrait devenir sérieux alors que les blés atteignent ou ont dépassé le stade 2 nœuds dans de nombreuses régions céréalières » observe Fabrice Blanc, Expert Technique fongicides grandes cultures chez Syngenta. « La septoriose est observée sur les feuilles de la base des blés, et on commence à voir des symptômes de rouille jaune dans les Hauts de France et Normandie » signalait Bertrand Moncomble, Responsable Agroécologie dans le Nord chez Syngenta, le 2 avril.
Vigilance sur la rouille jaune
Début avril, de nombreux BSV indiquaient en effet un risque rouille jaune qui invite à la vigilance dans de nombreuses régions céréalières. Dans les Hauts de France, le seuil d’alerte était dépassé sur variétés sensibles la semaine du 30 mars au 5 avril. « Dans la moitié sud de la France où les blés sont plus en avance, des T1 avaient été réalisés fin mars vis-à-vis de cette maladie sur variétés sensibles dans le Gers », observe Laurent Mur, Ingénieur Solutions Agroécologie chez Syngenta. En Bretagne, la rouille jaune a été détectée très tôt, « dès le début du mois de mars sur certaines parcelles » remarque Yann Faynel, Ingénieur Solutions Agroécologie dans l’Ouest de la France chez Syngenta. « En 2026, c’est la rouille jaune qui va guider les premières interventions et les céréaliers vont protéger les blés de la septoriose afin de préserver leur potentiel » explique Bertrand Moncomble.
A noter précise Laurent Mur, « que la rouille brune sera à surveiller avec la remontée des températures ».
Un T1 en préventif pour un T2 optimisé
« Les céréales sont belles et le potentiel est là malgré des excès d’eau au cœur de l’hiver dans certaines parcelles » souligne Gilles Girgenti, Responsable Régional Agroécologie dans l’Est chez Syngenta « dans notre région, certains agriculteurs envisagent d’appliquer un T1 en préventif vis-à-vis de pluies annoncées deuxième quinzaine d’avril ». L’objectif pour les céréaliers est d’avoir des blés protégés jusqu’au traitement pivot de la protection des blés au stade DFE.
Le biocontrôle multisite AQUICINE® Duo au cœur des T1
Pour la 1ère intervention fongicide, les agriculteurs peuvent compter sur le biocontrôle multisite AQUICINE® Duo qui a fait la preuve de son efficacité sur septoriose depuis plusieurs campagnes. « Avec la progression des résistances aux fongicides, les agriculteurs et leurs conseillers sont de plus en plus sensibilisés à l’intérêt d’intégrer un fongicide multisite dans leur programme » explique Bertrand Moncomble.
Pour une protection complète septoriose et rouille jaune au T1, AQUICINE® Duo peut être associé à une solution fongicide comme AMISTAR® pour un T1 sans triazoles, dans le cadre de la démarche PFR 2.0 visant à préserver l’efficacité des triazoles.
Orges, rouille naine et rhynchosporiose à surveiller
Au 2 avril, la majorité des orges d’hiver étaient à 2 nœuds. Les BSV indiquaient à cette date un risque élevé de rouille naine dans des régions comme Champagne-Ardenne ou encore Hauts de France, une progression des risques helminthosporiose et rhynchosporiose en Bretagne et Poitou Charentes. En Bourgogne, selon Gilles Girgenti, les risques rhynchosporiose et rouille naine sont à prendre en compte. Pour protéger les orges de ces maladies et préserver le rendement, les céréaliers peuvent envisager l’application d’un T1, en particulier sur les variétés sensibles, avec l’association UNIX® Max + MELTOP® One à laquelle il est possible d’ajouter une solution fongicide comme AMISTAR® en cas de besoin de curativité sur rouille naine.
Pour rappel, la rouille naine est une maladie qui peut occasionner en moyenne une perte de 20 q/ha dans nos essais, la nuisibilité est d’autant plus importante que les attaques sont précoces (jusqu’à 40 % du potentiel de rendement).