Quelle qualité pour les céréales en 2026 ?
Dans une année encore atypique, l’outil Qualimètre sera précieux pour évaluer la qualité des céréales avant récolte.
Année atypique et variations régionales
« Le printemps 2026 est une nouvelle fois atypique, après un mois d’avril sec, une première quinzaine de mai pluvieuse et fraîche, la fin du mois de mai a été marquée par un épisode caniculaire inhabituel », observe Fabrice Blanc, Expert Technique fongicides grandes cultures chez Syngenta. Dans ce contexte, difficile de prévoir quelle sera la qualité de la future récolte. Dans les régions où la floraison est intervenue précocement sous les pluies de mai, l’impact de maladies comme la fusariose des épis sera à surveiller vis-à-vis de la qualité sanitaire avec un risque de production de mycotoxines.
Pour rappel, les conditions favorables au développement de la fusariose sont :
- l’humidité et/ou la pluie autour de la floraison qui est le facteur principal de risque,
- des températures douces à chaudes (pour Fusarium graminearum à l’origine des mycotoxines),
- un précédent favorable comme le maïs dont les résidus hébergent les fusarioses,
- un travail du sol réduit type semis direct ou travail superficiel qui laissent les résidus en surface et augmentent l’inoculum,
- des variétés sensibles.
L’outil Qualimètre anticipe la qualité des céréales
Pour prévoir la qualité des céréales, les coopératives et négoces et leurs clients agriculteurs peuvent compter sur l’outil Qualimètre qui permet depuis plus de 20 ans de prévoir le risque mycotoxines avant récolte. « Pour les blés tendres et les blés durs, Qualimètre évalue plus d’un mois avant la récolte le risque DON (déoxynivalénol), toxine naturelle produite par des champignons du genre Fusarium, qui fait l’objet d’une réglementation stricte en Europe » explique Alain Froment, responsable filières chez Syngenta. La force de cet outil est la fiabilité de ses prévisions basée sur les données agronomiques de la parcelle (précédent, variété, travail du sol) avec des données météorologiques locales déterminantes pour le risque mycotoxines.
Avec l’intégration de l’outil Qualimètre dans la plateforme Cropwise®, les collecteurs peuvent bénéficier d’une cartographie du risque mycotoxines à la parcelle, une prévision très utile pour eux afin de préparer au mieux le stockage et l’allotement des céréales mais aussi pour les agriculteurs qui peuvent mieux apprécier le risque sur leurs parcelles. « Compte tenu du profil de la campagne 2026, les prévisions établies par Qualimètre s’annoncent hétérogènes selon les régions » observe Alain Froment.
A noter que l’outil Qualimètre permet également de prévoir le poids spécifique du blé depuis 2017.
BON A SAVOIR
Les deux champignons à l’origine de la fusariose sont Fusarium graminearum qui apprécie les températures chaudes et humides, et Microdochium nivale qui est favorisé par les températures fraîches et humides.
Microdochium nivale ne produit pas de mycotoxines.
Préserver le potentiel et la qualité des blés
Pour prévenir le risque fusarioses (et mycotoxines) si le risque est avéré, les céréaliers peuvent envisager un T3 au début de la floraison (car les étamines sont la principale porte d’entrée du champignon), une intervention qui permet également de gérer les maladies de fin de cycle des blés que sont les rouilles (jaune et brune), la septoriose et les fusarioses. Les prévisions de l’outil Cropwise® Protector permettent d’anticiper le risque sur blé dur et blé tendre de ces maladies fin de cycle. « Associées aux prévisions et observations des BSV des différentes régions céréalières, elles permettent de prendre les bonnes décisions pour préserver le potentiel de rendement et la qualité des céréales dans un contexte climatique très changeant d’une semaine à l’autre » souligne Damien Lenglet, Marketing Manager fongicides grandes cultures chez Syngenta.
La solution fongicide MAGNELLO® / VERTARA® qui associe 100 g/l de difénoconazole et 250 g/l de tébuconazole offre un spectre complet sur fusarioses, septoriose et rouilles.