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Deux maladies majeures des céréales à la loupe

Céréales
26.03.2019

La rouille jaune et la septoriose des feuilles sont deux maladies majeures des céréales.

Rouille jaune, une maladie explosive très préjudiciable

La rouille jaune (Puccinia striiformis) est une maladie explosive qui peut se propager très rapidement à la faveur de conditions climatiques favorables comme un temps frais et un ciel couvert (les spores sont très sensibles au rayonnement ultra-violet). Les contaminations sont possibles dès 2 °C avec une humidité relative de 80 % et durant au moins 18 heures. En revanche des températures supérieures à 25 °C freinent voire stoppent la maladie.
C'est une maladie qui apparaît par petits foyers localisés dans la parcelle. Les symptômes apparaissent sur les feuilles et parfois sur les épis sous forme de petites pustules jaunes pulvérulentes alignées et groupées en stries suivant les nervures.
Les attaques de rouille jaune ont pour conséquence une diminution de la vigueur avec de possibles manquements à la levée. Les grains perdent aussi en qualité (diminution de la qualité boulangère par exemple) et le rendement est directement affecté.
La majeure partie des céréales sont concernées par la rouille jaune, blés, triticales, orges et seigles.
Afin de prévenir le développement de la rouille jaune, plusieurs mesures prophylactiques sont exposées : choix d’une variété peu sensible, diversification des variétés au sein d’une même région ou d’un bassin de culture, limitation des semis précoces et denses, suppression des restes de céréales et des graminées adventices et destruction des repousses de céréales en été.

Septoriose des feuilles, des pertes de rendement jusqu’à 50 %

La septoriose des feuilles (Zymoseptoria tritici) est une maladie très fréquente sur les blés. Elle est fortement dommageable avec des pertes de rendement pouvant atteindre les 50 % du potentiel.
Les symptômes caractéristiques se traduisent par la présence de taches ovales brun clair sur les feuilles. La contamination peut se propager jusqu’à la F1 affectant grandement la photosynthèse et donc le rendement. La septoriose touche essentiellement les feuilles, mais parfois également les nœuds et les épis. Le risque de contamination devient important à partir du stade 1-3 nœuds et jusqu’à la floraison.
La pluie et l’humidité sont des éléments climatiques très favorables à cette maladie. La pluie permet la dissémination des spores vers les étages foliaires supérieurs du blé (phénomène de « splashing »). Pour ce qui est de l’humidité, les rosées persistantes aggravent la maladie en favorisant la contamination des spores sur la feuille. En automne, le vent favorisera la dispersion des spores issues des résidus de culture.
Plusieurs mesures prophylactiques peuvent être mises en œuvre pour éviter le développement de la septoriose : choix d’une variété peu sensible, vigilance pour les variétés à paille courte, plus sensible aux éclaboussures infectées et à l’automne, les semis tardifs limitent le temps d’exposition à une primo-infection par les ascospores.