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Une lutte précoce

Vigne
19.08.2013
Vigne, stade 15

La lutte contre l’oïdium est prioritairement préventive. L’installation discrète de la maladie nécessite une lutte précoce sans relâche.

 

Oïdium de la vigne : démarrer tôt

L’oïdium est une maladie qui s’installe discrètement. Deux à trois semaines s’écoulent entre la première contamination et l’observation des premières tâches. Pour sécuriser la protection, il est donc nécessaire de démarrer la protection :

  • dès 2-3 feuilles pour les parcelles à drapeaux,
  • dès 5-6 feuilles pour les parcelles les plus sensibles (en fonction de l’historique)
  • dès 8-10 feuilles pour les autres.

« Vouloir supprimer les premiers traitements, c’est laisser l’oïdium s’installer et prendre le risque de « courir » après la maladie avec des produits curatifs tout au long de la saison » explique Jean-Baptiste Drouillard, expert vigne chez Syngenta. Pour les parcelles à drapeaux, choisissez un produit ayant une action curative sur l’oïdium, de même pour les parcelles à risque (cépage sensible, attaque importante l’année précédente, forte vigueur …). En situation de pression normale, le démarrage du programme peut se faire avec du soufre mouillable (Thiovit Jet microbilles). A noter que Thiovit Jet microbilles est homologué contre l'excoriose et l'érinose, autant d’actions intéressantes en application précoce.

Oïdium de la vigne : maintenir la protection jusqu’à la fermeture de la grappe

Par la suite, il faut respecter strictement les délais de renouvellement et les resserrer si nécessaire. « La lutte anti-oïdium ne doit pas être relâchée sous prétexte que la pression mildiou est moins forte » souligne Jean-Baptiste Drouillard. Il faut être particulièrement vigilant sur la période très sensible floraison-fermeture de la grappe et ne pas hésiter à resserrer les cadences. Au-delà de la continuité de la protection, la qualité de pulvérisation (en particulier sur la zone des grappes) doit être très soignée et des produits haut de gamme doivent être retenus.
Lire l'article Pulvérisation : des tests révélateurs

Fin de protection, de la fermeture de la grappe à la véraison

La poursuite de la protection se décide en fonction de la fréquence d’attaque, de la pression de l’oïdium, de la sensibilité du cépage et de l’historique de la parcelle. En pratique, cela se traduit par un arrêt possible dès fermeture de la grappe pour des parcelles peu sensibles à un arrêt à la véraison en cas de fortes attaques en situation sensible. Pour ces applications, le soufre mouillable est bien adapté.

Oïdium de la vigne : alterner les types de substances actives 

Pas moins de neuf familles chimiques(1) et deux extraits de végétaux(2) permettent de lutter contre l’oïdium. Cette grande diversité est un atout pour maîtriser cette maladie.  Néanmoins, le mode d’action et l’utilisation de certaines familles ont entraîné l’apparition de résistances qui ont conduit les professionnels et les sociétés concernées à des recommandations de prudence (limitation du nombre de traitements à 2 ou 3 pour certaines familles) et d’alternance des familles chimiques.

(1) 9 familles chimiques différentes : soufre, amidoximes, dérivés du phénol, IBS (groupe 1 et 2), QoI (strobilurines), phénoxyquinoléines/quinazolinones, SDHI( carboxamides), benzophénones, 
(2) Deux extraits de végétaux : huile essentielle d’orange, extrait de fenugrec

Lire l'article Connaître les familles chimiques pour prévenir l'oïdium