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Cicadelle de la flavescence dorée, un ravageur spécialiste de la vigne

Vigne
26.02.2014
Cicadelle de la flavescence dorée, ravageur de la vigne

La cicadelle Scaphoideus titanus est le principal vecteur de la flavescence dorée.

 Elle peut être très préjudiciable et préoccupe la majorité des vignobles français. Zoom sur la biologie de ce ravageur inféodé à la vigne.

Une génération par an et 5 stades larvaires

Scaphoideus titanus est une cicadelle inféodée à la vigne qui n’effectue qu’une génération par an. Les œufs sont pondus à la fin de l’été sous l’écorce des bois de vigne de plus de 2 ans et passent l’hiver en diapause. Les éclosions commencent en mai et s’étalent sur une période d’un mois et demi à 3 mois selon les froids hivernaux et les températures printanières. On observe 5 stades larvaires qui aboutissent au stade adulte ailé. Les œufs naissent sains mais la larve ou l’adulte, après avoir piqué un pied infecté, devient infectieux au bout de 30 jours, ce qui signifie qu’un individu qui a acquis le phytoplasme n’est capable de le retransmettre qu’à partir du stade larvaire L4.
Les larves sont facilement reconnaissables par la présence de 2 taches noires à l’extrémité de l’abdomen.

Une cicadelle attirée par le jaune et le vert

Comme un grand nombre d’insectes piqueurs suceurs, la cicadelle de la flavesccence dorée semble avoir une forte attraction pour la couleur jaune. Cette attraction serait associée aux jeunes feuilles en développement, plus riches en azote et donc potentiellement de meilleure qualité nutritionnelle pour l’insecte. La couleur verte exerce également une attraction importante. Un constat malheureusement très favorable au développement de la maladie puisque le jaune et le vert sont très présents sur la vigne.

Une présence qui s’étend

La cicadelle de la flavescence dorée a été identifiée dans la plupart des vignobles, y compris en Champagne où pour le moment la maladie n’a pas été identifiée. Le seul vignoble épargné par Scaphoideus titanus est l’Alsace.

Influence des conditions hivernales sur le rythme des éclosions
Les conditions hivernales ne sont pas indispensables à la levée de diapause mais influent sur la durée des éclosions. Lorsque l’hiver est froid, les éclosions vont s’étaler sur 1 mois à 1, 5 mois alors qu’en situation d’hiver doux les éclosions peuvent s’étaler sur 2 mois. On peut donc avoir plusieurs stades larvaires en même temps, Les femelles étant plus affectées par le froid, les mâles apparaissent en premier or leur capacité de transmettre le virus serait supérieure à celle des femelles.