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Alternariose de la pomme de terre, pas si secondaire

Pomme de terre
28.02.2022
Alternariose de la pomme de terre, pas si secondaire

Avec le retrait du mancozèbe, l’alternariose de la pomme de terre pourrait progresser. A prendre en compte dans les programmes de protection.

Montée en puissance de l’alternariose

Depuis quelques années, plusieurs zones de production de pomme de terre sont régulièrement touchées par l’alternariose. En cause, les évolutions climatiques avec des alternances de périodes chaudes et sèches avec des périodes plus humides favorables à la maladie, mais aussi une utilisation moins systématique depuis quelques années du mancozèbe. Cette molécule, en plus de son efficacité mildiou, procurait une protection correcte contre l’alternariose, « Avec le retrait de cette matière active depuis le 4/01/2022, les producteurs de pomme de terre vont devoir s’orienter vers de nouvelles solutions fongicides pour prendre en compte cette maladie qui peut engendrer des pertes de rendement et une baisse de qualité de la récolte par défaut de calibre » observe François Sénéchal, responsable technique et marketing pomme de terre chez Syngenta.
L’alternariose est considérée comme la deuxième maladie fongique la plus importante après le mildiou. Elle nécessite la vigilance des producteurs car il n’existe aucune lutte curative pour contrôler le développement et l’extension de la maladie.


Focus sur l’alternariose

  • 2 champignons en cause : connue sous le nom de maladie des taches brunes, l’alternariose s’attaque aux feuilles de la pomme de terre par le biais de deux champignons qui sont difficilement identifiables au champ : Alternaria solani et Alternaria alternata. Ce dernier a rarement été identifié comme responsable de l’initiation de la maladie. Il se développe, surtout sur les feuilles déjà atteintes par A.solani ou sur des feuilles affaiblies à la suite d’un stress.
  • Symptômes : de petites taches brunes dispersées sur la face supérieure de la feuille apparaissent sur les étages inférieurs de la plante avant de s’étendre au reste du feuillage provoquant l’affaiblissement du plant. Ces taches sont souvent caractérisées par une forme de cercles concentriques qui s’étendent, à l’image d’une cible. Sur les tubercules, l’alternariose se manifeste par l’apparition d’une pourriture sèche de couleur brun-violet mais cette infection reste très limitée.
  • Facteurs favorables : l’alternariose se développe en particulier sur des plantes fragilisées par un stress hydrique, physiologique, azoté ou un déficit de lumière. L’alternance de périodes humides et sèches suffit à l’installation de la maladie et l’irrigation peut favoriser l’alternariose.

Lutte préventive contre l’alternariose

L’alternariose est une maladie qui s’exprime à partir de la deuxième phase de croissance active de la pomme de terre jusqu’à la fin de la phase de végétation stabilisée. Sur cette période, la lutte peut être commune avec le mildiou en utilisant des spécialités fongicides autorisées contre le mildiou et l’alternariose.
Avec le fongicide Revus®Top qui associe deux matières actives à modes d’action complémentaires,  le mandipropamid efficace contre le mildiou et le difénoconazole efficace sur les deux espèces d’alternariose, Syngenta offre aux producteurs de pommes de terre une solution fongicide prête à l’emploi qui permet une lutte conjointe contre ces deux maladies pour plus de sérénité. La longue persistance d’action du difénoconazole (14 jours) permet d’intégrer Revus Top dans les programmes de protection en alternance avec d’autres fongicides anti-mildiou en respectant les recommandations de 3 applications maximum/ ha/ an de Revus Top et de 6 applications maximum de spécialités à base de mandipropamid.

Test d’efficacité des fongicides sur souches d’alternariose sur boite de pétri
Test d’efficacité des fongicides sur souches d’alternariose sur boite de pétri

Revus Top (250 g/l de mandipropamid + 250 g/l de difénoconazole) est homologué à la dose de 0,6 l/ha.


Prophylaxie

  • Comme pour la prévention du mildiou, utilisation de plants sains et pratique de la rotation tout en limitant les repousses.
  • Mise en œuvre de pratiques culturales limitant tout stress de la culture : gestion de l’irrigation, fertilisation raisonnée pour éviter les manques en azote et les carences.