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Réussir les semis de colza au sud de la France

Colza
27.04.2020
Champ de colza dans le Sud

Mettre en œuvre des leviers agronomiques dès le semis, c’est préserver le rendement et la rentabilité du colza.

Le semis déterminant pour un bon démarrage du colza

Dans les zones céréalières de la moitié sud de la France, avec des rendements moyens autour de 30 q/ha, le colza est une culture secondaire au profit du maïs et du tournesol, cultures largement intégrées dans la rotation. « On retrouve malgré tout du colza dans les grandes exploitations céréalières qui souhaitent diversifier leur assolement » observe Fabien Massot, expert technique national herbicides chez Syngenta. Au même titre que d’autres régions productrices, la pression des ravageurs d’automne est assez importante avec notamment des dégâts de grosses altises. Dans ces systèmes à forte dominante céréales, la flore à maîtriser est majoritairement constituée de dicotylédones (coquelicots, véroniques, crucifères) et de ray-grass. « Afin d’éviter une montée en puissance des ravageurs d’automne et le recours aux insecticides, les producteurs de cette région ont bien compris que les pratiques agronomiques mises en œuvre au semis sont très importantes pour un bon démarrage du colza afin de le mettre à l’abri autant que possible des bio-agresseurs » précise Fabien Massot.

Implanter les colzas sur la première quinzaine de septembre.

Alors que dans ces zones de production, le colza était traditionnellement semé la deuxième quinzaine de septembre, il est désormais recommandé d’implanter les colzas au plus tard mi-septembre afin d’anticiper le risque potentiel des grosses altises à l’automne.  « L’objectif de cette stratégie, explique Fabien Massot, est que le colza soit au stade 4 feuilles au moment de l’arrivée de ces insectes très préjudiciables à la culture du colza ». Le stade de sensibilité maximal du colza vis-à-vis de ces insectes se situe en effet de la levée à 4 feuilles.

Adapter le travail du sol au type de sol et au climat

La préparation du sol est très importante pour éviter notamment l’assèchement du sol et permettre une levée rapide du colza. Le colza étant une plante à pivot, il peut être intéressant, si les conditions climatiques le permettent de réaliser un labour. Mais, dans les zones méridionales souvent impactées par des phénomènes de sécheresse, il est souvent  préférable de préparer le sol avec des outils plus superficiels qui permettront au pivot du colza de se développer malgré tout.


Fertilisation
Engrais starter en fonction des besoins

Pour un bon démarrage du colza, un apport d’engrais starter peut être envisagé avant le semis. Le niveau de l’apport doit être calculé en fonction du rendement potentiel.


Préférer un semoir de précision

Un semis de colza de bonne qualité nécessite des graines bien positionnées à environ 2 cm de profondeur. De ce point de vue, les semoirs monograines présentent l’avantage de faciliter ce positionnement avec un rappui de la graine, ce qui permet des levées à la fois plus rapides, vigoureuses et homogènes qu’avec un semoir à céréales.  Dans ces régions, où la culture du maïs est très développée, le recours au semoir de précision pour l’implantation du colza est une option facile à mettre en œuvre qui permettra par ailleurs d’envisager un binage pour maîtriser les mauvaises herbes jeunes en complément d’un désherbage de post-semis prélevée.

Compléter par un désherbage pour préserver le rendement

Tous ces leviers agronomiques facilitent l’implantation du colza et doivent être complétés par une stratégie de désherbage en prélevée, « en particulier dans les parcelles avec des infestations de graminées » souligne Fabien Massot. Le désherbage de post-semis prélevée du colza permet de limiter précocement la concurrence des adventices et préserve le rendement. Dans 15 essais suivis par Syngenta, il a été constaté un bénéfice de 6 q/ha pour un désherbage de post-semis prélevée par rapport à un témoin non traité.