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Oïdium de la vigne : son développement peut être explosif

Vigne
07.06.2013

Au printemps, le cycle de développement du champignon débute par des contaminations primaires de type sexué ou asexué. Ensuite, en présence de conditions favorables, de nombreux cycles de contaminations secondaires assurent la propagation de l'oïdium.

Contaminations primaires de l’oïdium : 2 modes de reproduction

  • La reproduction sexuée est la plus répandue
    A la fin de l’été, les organes de reproduction de l’oïdium, les cléistothèces, se forment et se conservent durant l’hiver sur l’écorce du cep et les feuilles mortes. A maturité, au printemps, les cléistothèces libèrent des ascospores qui vont contaminer la vigne.
  • La reproduction asexuée, plus fréquente dans le Sud-Est
    Pendant l’été, le mycélium envahit les bourgeons et va passer l’hiver entre les écailles de ce dernier. Au printemps, les filaments mycéliens se développent et contaminent les jeunes pousses en croissance (pousse « drapeau » essentiellement sur Carignan dans le Sud-Est de la France). Par la suite, des conidies sont produites et disséminées et vont contaminer les feuilles et les grappes.

Contaminations secondaires de l’oïdium : un développement qui peut être exponentiel

Suite aux contaminations primaires, durant toute la saison, soit du printemps à l’automne, de nombreux cycles secondaires de contamination-infection se succèdent si les conditions sont favorables. Les conidies sont libérées et disséminées suite à un choc (vent, traitements, rognage, pluie violente). Elles contaminent les feuilles et les grappes, germent et forment un nouveau mycélium à partir duquel se forment des conidiophores produisant de nombreuses conidies qui sont à l’origine d’un nouveau cycle.

Cycle de développement de l'oïdium de la vigne