France

Vous êtes ici

Share page with AddThis

Désherbage céréales : quelle stratégie choisir ?

Céréales
06.09.2018
Vue essai champ de céréales

Légende photo : Essai Lion d’Angers (49) – Application du 31/10/17 au stade 1 feuille.

Pour des parcelles propres, le désherbage d’automne est à privilégier. Le niveau de résistance oriente la stratégie.

Jusqu’à 35 qx/ha de pertes liées aux adventices

L’humidité du printemps 2018 a contribué à la présence d’adventices dans les parcelles, de ray-grass et de vulpin particulièrement, des espèces dont la nuisibilité est importante. Selon les résultats de 41 essais menés par Syngenta entre 2012 et 2018, les pertes liées à cette problématique montante s’élèvent à 35 q/ha. Pour en limiter l’impact, la stratégie de désherbage doit être raisonnée au cas par cas.

Deux applications d’automne en cas de résistance importante

Lorsque les adventices sont devenues résistantes aux produits foliaires, une action précoce est recommandée en deux applications à l’automne : une première en pré-levée, avec Défi® par exemple, puis une seconde en post-levée précoce, avec un produit tel que Daiko®. Cette stratégie permet d’atteindre les 90 % d’efficacité en moyenne dans 133 essais menés par Syngenta, parmi les meilleurs résultats en cas de résistance installée, tout en limitant le recours aux traitements en sortie d’hiver.

Résistance limitée : traitement d’automne à privilégier

Le désherbage d’automne est également à privilégier dans la situation, plus fréquente, d’une moindre résistance des adventices. Une application à raisonner en fonction de la date de semis : si le semis est opéré assez tôt, le traitement est plus efficace en post-levée précoce (1 à 2 feuilles de la céréale). Le traitement peut être appliqué en pré-levée si le semis est opéré tardivement. En moyenne le désherbage d’automne assure une efficacité de 75 % pour 29 q/ha préservés.

Cette stratégie peut suffire pour éviter un traitement en sortie d’hiver. Mais un rattrapage ciblé sur les graminées s’avère parfois nécessaire. Une application, avec Axial Pratic® par exemple, apporte un complément d’efficacité équivalent et préserve 8 q/ha. Un bon moyen également de limiter la montée à graine pour les années suivantes.

Pas de traitement à l’automne : agir en sortie d’hiver

Les traitements d’automne ne sont pas automatiques. Dans le cas où le pulvérisateur n’est pas sorti plus tôt, par choix ou par contrainte, la protection s’articule autour des traitements associés en sortie d’hiver. Une association d’Axial Pratic à une sulfonylurée anti-graminées permet d’obtenir les meilleures efficacités sur vulpin et ray-grass, mais apporte aussi plus de simplicité pour son positionnement vis-à-vis des conditions climatiques et du stade des adventices. Si cette stratégie est moins efficace qu’une protection à l’automne, elle permet aussi de limiter l’apparition de résistances.