Betterave

Gérer la progression de la cercosporiose sur betteraves

Dégâts de cercosporiose dans une parcelle témoin non traitée – Essai Syngenta
Dégâts de cercosporiose dans une parcelle témoin non traitée – Essai Syngenta

La lutte contre la cercosporiose est au cœur de la protection fongicide des betteraves. Le développement de résistances conditionne les stratégies de protection.

La cercosporiose préoccupante dans les parcelles de betteraves

Depuis plusieurs campagnes, c’est la cercosporiose qui inquiète le plus les betteraviers. « Elle continue à progresser dans des régions majeures de production que sont les Hauts de France, la Normandie, la Champagne ou encore le Centre de la France » observe Bertrand Moncomble, Responsable Agroécologie Régional chez Syngenta dans le nord de la France. Le réchauffement climatique associé à des périodes d’humidité, mais aussi des rotations plus courtes où la betterave revient plus souvent, sont autant de raisons qui expliquent cette évolution. « Désormais, c’est la cercosporiose qui arrive précocement dans les parcelles, avant l’oïdium » remarque Eric Decock, Ingénieur Conseil grandes cultures dans l’Est de la France.  En Normandie et Hauts de France, alors que c’était la rouille, l’oïdium et parfois la ramulariose qui étaient majoritairement observées, « c’est la cercosporiose qui est devenue la maladie la plus préoccupante » observe Thierry Harlozynski, Ingénieur Conseil grandes cultures chez Syngenta dans les Hauts de France.


Bon à savoir sur la cercosporiose

  • La cercosporiose est une maladie estivale dont les pertes de rendement peuvent atteindre 10 à 30 % du rendement et 2 % de richesse en cas de développement précoce et rapide.
  • Facteurs favorables : proximité avec des foyers infectieux (parcelle touchée l’année précédente, aires de stockage et de déterrage), épandages agro-industriels, irrigation par rampe ou pivot, zones humides, rotations de moins de 3 ans, non labour.

Associer du cuivre(1) aux solutions fongicides à large spectre

Face à la généralisation et à la progression de la cercosporiose dans les champs de betteraves, les agriculteurs doivent prendre en compte cette maladie dans les stratégies de protection sans oublier la rouille, l’oïdium et la ramulariose, qui sont les autres maladies estivales qui peuvent affecter la culture.
« Les fongicides à large spectre comme AMISTAR® Gold/ PRIORI® Gold doivent, compte tenu du risque de développement des résistances, être impérativement associés à une solution fongicide multisite pour obtenir une efficacité satisfaisante dans les zones les plus impactées » souligne Bertrand Moncomble. Cette recommandation technique a pour objectif de limiter le développement de ces résistances et de permettre une protection efficace des betteraves.
Depuis 3 campagnes, une solution cuprique, Airone SC(1), fait l’objet d’une dérogation d’utilisation de 120 jours entre le 1er juin et le 30 septembre afin de permettre ces associations.

2 à 3 applications fongicides en fonction de la date de récolte

Selon la pression des maladies et plus encore de la date d’arrachage, 2 à 3 applications fongicides sont nécessaires pour protéger les betteraves. « Pour les producteurs qui récoltent tôt dès fin septembre, 2 applications sont à envisager alors que dans le cas d’arrachages tardifs, il est préférable de réaliser 3 traitements fongicides » remarque Thierry Harlozynski.
Vis-à-vis des résistances, au-delà de l’intérêt d’associer un fongicide multisite comme le cuivre, il est également recommandé d’alterner les solutions fongicides disponibles. 

(1) Sous réserve de dérogation 2025


Large spectre et polyvalence pour le fongicide AMISTAR® Gold

  • AMISTAR® Gold offre un large spectre : cercosporiose, rouille, ramulariose, oïdium et rhizoctone.
  • AMISTAR® Gold est autorisé sur de nombreuses grandes cultures : betterave, industrielle et fourragère, colza, lin d’hiver, tournesol et plus récemment sur blés (septoriose et rouilles)
  • AMISTAR® Gold est une solution fongicide prêt à l’emploi qui associe 2 matières actives complémetaires, l’azoxystrobine et le difénoconazole.
  • C’est une solution fongicide souple d’utilisation et mélangeable.

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