HYVIDO® : « Plus de flexibilité dans les débouchés »
Olivier Borde : « L’orge hybride est plus simple à conduire. Plus de biomasse, c’est moins de désherbage. »
Avec la gamme d’orge hybride HYVIDO®, Syngenta offre plus de flexibilité aux céréaliers, éleveurs ou unités de méthanisation. La régularité des rendements et la réduction des intrants maximisent aussi la rentabilité. Explication d’Olivier Borde, chef produit Syngenta.
Comment est née la volonté de développer une gamme d’orges hybrides ?
Olivier Borde : L’aventure a débuté il y a vingt ans grâce à l’intuition de Paul Bury, un sélectionneur Syngenta. En explorant des techniques de stérilité naturelle dans son garage, il a démontré la faisabilité de créer des hybrides d’orge à petite échelle. Cette audace fait aujourd’hui de Syngenta l’un des rares acteur européen maîtrisant cette technologie.
Quels avantages agronomiques offre l’hybride ?
O. B. : L’orge hybride bénéficie de l’effet d’hétérosis qui génère une biomasse supérieure. Le couvert dense étouffe les adventices comme le ray-grass, réduisant le recours aux herbicides. La rusticité des hybrides limite aussi leur sensibilité aux maladies du pied et à la sécheresse. L’intérêt est prouvé. En 2025, nos orges hybrides ont mieux résisté à l’échaudage que les blés.
Choisir une orge hybride est un investissement. En quoi améliore-t-elle la rentabilité ?
O. B. : Il y a un réel intérêt pour les agriculteurs qui font actuellement du blé sur blé où le désherbage est de plus en plus complexe. Sur six essais, l’orge hybride a produit 23 quintaux de plus qu’un blé. La marge brute est alors de 1041 euros contre 800 euros pour le blé, malgré un investissement semencier plus élevé. Par rapport au blé, les économies d’intrants sont notables sur les postes herbicide, fongicide et azote. Concernant les fongicides, supprimer le traitement T1 en année défavorable aux maladies n’entraîne qu’une perte de rendement faible. La flexibilité commerciale est un autre atout. Grâce à des cours actuels proches du blé et moins de réfactions qualité, la valorisation est optimisée.
Au-delà des céréaliers, quels sont les profils d’exploitation ciblés à travers la gamme d’orges hybrides HYVIDO® ?
O. B. : Pour les éleveurs, l’hybride génère un supplément de 700 kilos à 1 tonne de paille. L’orge peut aussi être ensilée pour remplacer le maïs, en cas de problème. Cette flexibilité est une assurance pour piloter son autonomie fourragère. Enfin, les méthaniseurs y gagnent avec un pouvoir méthanogène supérieur au seigle, avec une production de 4261 nm3/ha contre 3 780 nm3/ha.
Quels conseils d’implantation donnez-vous ?
O. B. : La réussite repose sur une implantation soignée : semez entre 2 et 3 cm de profondeur maximum dans un lit de semences bien préparé et rappuyé. Une densité de 175 grains au mètre carré suffit grâce à la vigueur de départ des hybrides. Les dates de semis précoces, similaires au blé, maximisent leur potentiel. Oui, le coût des semences est plus élevé, mais le retour sur investissement est au rendez-vous.
Y-a-t-il des terres à éviter pour les orges hybrides ?
O. B. : Notre gamme couvre tous les terroirs. Il suffit d’observer les essais Arvalis. Notre variété SY BANKOOK domine dans le Nord depuis trois campagnes tandis que SY ZOOMBA et SY SPAROO excellent dans les zones sud. Cette segmentation garantit l’adéquation parfaite à chaque contexte pédoclimatique.
Pour en savoir plus sur les orges HYVIDO®, consultez notre guide