Miser sur un fourrage de qualité en sortie d’hiver avec HYVIDO®
Face au risque de pénurie de fourrage, les orges HYVIDO® offrent une solution flexible : une récolte précoce avec une production ensuite de grain et de paille.
Pénurie de fourrage : l’inquiétude monte
Les épisodes de canicule qui se sont succédé durant l’été 2026 ont fortement pénalisé les cultures et font craindre des stocks fourragers insuffisants jusqu’aux prochaines récoltes et à la reprise du pâturage.
Selon un sondage en ligne réalisé par Web-Agri du 21 juillet au 4 août par 354 votants, 80 % des éleveurs redoutent le manque de stock fourrager pour nourrir les troupeaux pendant la période hivernale et ce jusqu’à la prochaine récolte et saison de pâturage. « Les éleveurs sont inquiets face à cette récurrence des périodes de sécheresse printanière et/ou estivale qui génère des risques de plus en plus élevés de pénurie de fourrage » observe Olivier Borde, Marketing manager semences de céréales chez Syngenta.
Une situation qui peut rapidement peser sur l’économie des exploitations. Lorsque les stocks sont insuffisants, l’achat d’aliments supplémentaires dégrade la rentabilité. Dans les situations les plus tendues, la réduction du cheptel peut même devenir nécessaire pour préserver la trésorerie.
Retrouver l’autonomie fourragère avec l’option 3 en 1 des orges HYVIDO®
Lorsque le déficit fourrager se profile en sortie d’hiver, la flexibilité des orges HYVIDO® permet de transformer une partie de la culture en fourrage sans renoncer à la récolte de grain et de paille. Grâce à leur forte production de biomasse et à leur capacité de repousse après la fauche, les orges HYVIDO® peuvent être fauchées entre les stades 1 et 3 nœuds. La culture est ensuite conduite jusqu’à la récolte en grain et paille.
C’est l’option « 3 en 1 » : un seul semis 3 débouchés possibles, fourrage, grain et paille.
Pour maximiser la qualité du fourrage, le stade de fauche est déterminant : « pour une qualité optimale du fourrage équivalente à un foin de luzerne, il est recommandé de faucher au stade 2 nœuds, ce qui permet d’obtenir environ 2 tonnes de fourrage/ha. Par la suite, la repousse de l’orge permet d’envisager une récolte à hauteur de 70 % du potentiel initial » remarque Olivier Borde.
Fauche précoce ou fauche tardive, trouver le bon équilibre
Le choix de la date de fauche permet d’arbitrer entre qualité du fourrage, quantité récoltée et potentiel de repousse
- Sur des fauches précoces (stade 1 à 2 nœuds), la production de fourrage est modeste en volume (1,1 à 2,4 tonnes/ha de matière sèche), mais avec d’excellentes qualités fourragères UFL (entre 0,90 et 1) et PDIN (120 à 130). L’impact sur la repousse reste modéré, avec, au final, 85 % du potentiel grain et paille préservé.
- Sur des fauches tardives (stade 2 à 3 nœuds), la production de fourrage est importante (2,4 à 5,5 tonnes/ha de matière sèche) avec un fourrage de bonne qualité UFL (0,80 à 0,95) et PDIN (100 à 120). Mais, l’impact sur la repousse est plus important avec au final, 59 à 68 % du rendement grain.
Et, si finalement le déficit fourrager n’est pas au rendez-vous ? Les orges sont alors conduites normalement pour obtenir plus de grains et plus de paille à la récolte.
Réussir l’option 3 en 1 : les bons choix avant et après la fauche
La souplesse des orges HYVIDO® permet donc de s’adapter à la situation de l’élevage. Mais, pour réussir une fauche précoce et favoriser la repousse, quelques précautions sont à prendre.
Avant la fauche : anticiper
Le choix de la variété est important. Un bon comportement vis-à-vis des maladies de début de cycle et un fort pouvoir couvrant permettent de limiter le recours aux fongicides et aux herbicides de printemps avant la fauche, et donc de sécuriser la qualité du fourrage. La capacité de repousse de la variété est également déterminante.
« La totalité de la gamme HYVIDO® (dans une moindre mesure SY DAKOOTA), est adaptée à une fauche précoce » observe Sébastien Pichard, Expert technique semences de céréales chez Syngenta.
Le choix de la parcelle mérite également une attention particulière. Une parcelle propre et dotée d’un sol suffisamment portant est à privilégier afin de limiter le risque de développement ou de repousses des adventices après la fauche.
« L’objectif est que la parcelle choisie n’ai pas besoin de traitement phytosanitaire au printemps » souligne l’expert.
Après la fauche, donner toutes les chances à la repousse
Une fois la biomasse récoltée, l’objectif est clair : relancer rapidement la culture pour préserver au maximum son potentiel de grain et de paille.
« Un apport de 80 unités d’azote, à appliquer le plus rapidement après la fauche doit être réalisé » précise Sébastien Pichard.
La surveillance de la parcelle doit ensuite se poursuivre, notamment vis-à-vis des maladies et des adventices. Mais attention, aucune intervention ne doit être réalisée dans les 15 jours suivant la fauche, avant de laisser le temps aux plantes de cicatriser. Enfin, en conditions sèches, un apport d’eau par irrigation, peut être envisagé pour accompagner la reprise de l’orge.
Sécuriser le fourrage sans sacrifier la récolte
Avec les orges HYVIDO®, l’éleveur dispose ainsi d’une marge de manœuvre supplémentaire face aux aléas fourragers. La fauche en sortie d’hiver permet de répondre rapidement à un besoin de fourrage, tout en conservant la possibilité de valoriser la culture en grain et paille.
Un seul semis, trois valorisations possibles, l’option 3 en 1 des orges HYVIDO® apporte de la flexibilité là où les conditions climatiques imposent toujours plus de capacité d’adaptation.