« Les défis agricoles ne peuvent être relevés que collectivement »
Le dialogue avec les élus, les administrations, les organisations professionnelles ou encore les acteurs économiques constitue un levier essentiel de la démarche de Syngenta. Pour Quitterie Daire-Gonzalez, directrice des affaires publiques, ces échanges permettent de faire connaître les réalités du terrain, d'éclairer les stratégies et de construire, collectivement, des solutions conciliant performance agricole, transition environnementale et souveraineté alimentaire.
« Le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes fait partie intégrante de notre manière d'agir. Avec les équipes de nos sites de recherche, de production et d'expérimentation, nous organisons régulièrement des visites et des temps d'échange avec les acteurs locaux : élus municipaux, intercommunaux ou régionaux, parlementaires, administration décentralisée, représentants des chambres d'agriculture, syndicats agricoles ou encore acteurs du monde économique.
Ouvrir les portes de nos sites est avant tout une démarche de transparence et de pédagogie. L'agriculture souffre parfois d'une méconnaissance de ses réalités, de ses contraintes et de sa contribution à la société. Ces rencontres permettent de reconnecter les différents publics au terrain, de dialoguer, de répondre aux interrogations, de dépasser certaines idées reçues et d’écouter les attentes ou préoccupations exprimées par les participants, tout en illustrant concrètement les enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la souveraineté alimentaire et à la transition environnementale.
Lors de la visite d'un essai, par exemple, nous pouvons montrer une parcelle témoin infestée afin d'illustrer d’une part les conséquences agronomiques, économiques ou parfois sanitaires de l'absence de protection des cultures et concrétiser d’autre part la nécessité pour les agriculteurs de disposer d’une « boîte à outils » complète et performante. Nous démontrons également les progrès réalisés pour réduire l'impact environnemental des pratiques agricoles à travers de nouvelles approches favorisant une meilleure maîtrise des risques comme les buses anti-dérive ou l’application ciblée. Ces visites permettent aussi d’échanger ouvertement sur les questions que ces pratiques peuvent susciter, ainsi que sur leurs limites et leurs conditions de mise en œuvre. Nous abordons enfin l’intérêt de combiner différents leviers comme les choix variétaux, le biocontrôle, et l’utilisation d’outils d’aide à la décision, pour limiter au strict nécessaire les produits phytosanitaires « conventionnels » tout en sécurisant la production et le revenu des agriculteurs.
Ces échanges sont aussi l'occasion d'alimenter la réflexion collective sur les politiques publiques. Notre objectif n'est pas seulement de présenter notre expertise, mais de contribuer au débat en partageant des retours d'expérience de terrain, en mettant en lumière les bénéfices comme les limites des différentes approches. Ils nous aident également à mieux prendre en compte les réalités, les besoins et les attentes des acteurs concernés. Tout cela participe à la recherche de solutions équilibrées, qui répondent aux ambitions de la stratégie Ecophyto 2030 : préserver la santé publique et environnementale, maintenir un haut niveau de protection des cultures, soutenir les performances économiques et environnementales des agriculteurs.
Au-delà de nos propres initiatives, nous participons activement à de nombreux espaces de réflexion et de concertation. Nous sommes notamment membres d'organisations telles qu'Agridées ou du Club Demeter. Au sein des instances professionnelles, nous contribuons aux travaux collectifs qui nourrissent le débat public et accompagnent les évolutions du secteur.
Cette dimension collective est essentielle. Aux côtés d'autres acteurs de la filière, nous participons à l'organisation de visites de terrain, à des rencontres avec les décideurs publics ou encore à des échanges réunissant experts, représentants des administrations, élus, agriculteurs et acteurs de la distribution. Ces moments permettent de confronter les points de vue, de mieux comprendre les attentes de chacun et de faire progresser ensemble les réflexions sur des sujets comme le biocontrôle ou les conditions d’accélération de l’innovation pour l'agriculture.
Je suis par exemple administratrice de Alliance Biocontrôle, association de référence des acteurs du biocontrôle en France, et impliquée dans plusieurs groupes de travail sectoriels. Cette participation illustre une conviction forte chez Syngenta : les grands défis agricoles ne peuvent être relevés que collectivement. Le dialogue, le partage d'expertise et l'écoute mutuelle sont des leviers essentiels pour construire une agriculture à la fois productive, compétitive et durable. »