235 professionnels visitent la Collection d’Adventices de Ploërmel
Avant le désherbage des maïs, la plate-forme de Ploërmel a permis aux professionnels de visualiser les adventices et l’efficacité des solutions disponibles.
Tony Daniel, Ingénieur Solutions Agroécologie en Bretagne a animé les visites de la plateforme de Ploërmel avec savoir-faire et expertise.
Accompagner les techniciens avant les applications herbicides
Avec le retrait du S-métolachlore, le désherbage du maïs évolue et les agriculteurs et techniciens ont besoin d’être accompagnés pour trouver les meilleures solutions pour contrôler les adventices dans les parcelles de maïs. « Syngenta est un acteur majeur du désherbage du maïs depuis de très nombreuses années » souligne Damien Carnet, Responsable Agroécologie Ouest chez Syngenta, « avec cette plateforme à Ploërmel, notre volonté était d’aider les techniciens à visualiser les adventices et les solutions pour les maîtriser avant les applications pour permettre aux agriculteurs de prendre les bonnes décisions ».
Cette plateforme a été un véritable succès puisque 235 techniciens sont venus s’informer dans les différents ateliers du 12 au 23 mai dernier, « ce n’est pas une première pour la Collection qui a été initiée par nos prédécesseurs, remarque Damien Carnet, mais l’édition 2025 a été très suivie par les techniciens car le contexte réglementaire évolue et certaines adventices sont plus présentes avec le réchauffement climatique comme les renouées des oiseaux ou les renouées liseron.
Reconnaître les adventices pour mieux les maîtriser
La première étape du processus qui conduit au désherbage du maïs est la reconnaissance des adventices, « c’est pourquoi les équipes Syngenta ont mis en place des ateliers spécifiques de reconnaissance, un sur les vivaces avec le Jardin des Vivaces et un autre avec des bacs où étaient implantées des adventices régulièrement présentes dans les parcelles de maïs » explique Gwendal Monnier, technicien expérimentateur chez Syngenta, chargé de la mise en œuvre de la plate-forme de Ploërmel :
- sur le Jardin des Vivaces, plusieurs espèces (liseron des haies, plantain, lychnis et rumex) étaient implantées et 4 programmes de désherbage testés sur chaque espèce.
- l’atelier « adventices en pots » avait un objectif pédagogique avec 5 bacs et 5 adventices par bac, à des stades adultes et plantules. Parmi les adventices en démonstration, on peut citer le gaillet, les chénopodes ou encore le triplex. « Ce module a été très apprécié des jeunes techniciens » observe Damien Carnet.
Focus sur les programmes et les doses en fonction de la flore
Les autres ateliers étaient dédiés à l’efficacité des différentes solutions en fonction de la flore en présence avec un focus sur les dicotylédones dans les céréales et les maïs (30 modalités), un focus sur les graminées estivales (20 modalités), un atelier mixant toutes les adventices en présence (30 modalités) et des bandes avec du maïs et la flore naturellement présente (3 modalités différentes).
« Plusieurs programmes de désherbage ont été expérimentés, en pré et post-levée (précoce ou plus tardive) associant des solutions herbicides à base de mésotrione comme CALLIPRIME® Xtra, ELUMIS® ou CALARIS® et d’autres solutions à base de prosulfuron comme PEAK® » explique Gwendal Monnier. Les techniciens ont pu apprécier l’efficacité de ces solutions et l’ajustement des doses en fonction des stades pour une bonne maîtrise des adventices. « Ils ont pu également constater l’intérêt de stratégies de désherbage avec 2 applications de post-levée pour lutter contre les flores en présence » ajoute-t-il.
Répondre aux exigences d’une agriculture durable
Enfin, pour accompagner les techniciens et agriculteurs dans les bassins versants concernés par des restrictions réglementaires, la plate-forme proposait un atelier avec un focus sur la solution On’Row qui permet de désherber sur le rang avec des buses homologuées réduction de dérive. « Cette solution développée par Syngenta et Solhead permet de réduire les IFT autour des périmètres de captage. Elle peut être mise en œuvre au semis, au moment des désherbages ou lors d’un binage » explique Damien Carnet.
L’avis de Dominique Marquier, technicien au sein du groupe coopératif breton Eureden
« La visite de la plateforme de Ploërmel était un véritable rafraîchissement sur la flore et les solutions herbicides avant la période de désherbage. Une visite très utile pour mettre le bon produit à la bonne dose dans les maïs. C’était particulièrement intéressant de visualiser à la fois les différentes mauvaises herbes et les solutions en programme à différentes doses ».
La plate-forme de Ploërmel en chiffres
- 3 000 m2 de démonstration
- Plus de 100 modalités expérimentées
- 3 jours de travail à 5 personnes lors de l’implantation en février
- 235 visiteurs du 12 au 23 mai 2025