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Maïs : le désherbage «tout-en-un» se développe en post

Maïs
11.04.2019
Désherbage maïs

Est-il jouable de désherber le maïs en un seul passage ? Réponse de Didier Bruxelle, chef de produit chez Syngenta France. 

Désherbage : la tentation du passage unique

Le maïs couvre près de 3 millions d’hectares en France avec une stabilité des surfaces en ensilage et une baisse de celles en maïs grain. Par ailleurs, 70 % des surfaces sont cultivées par 30 % des structures. « En termes de représentativité, on s’oriente vers une progression des surfaces par exploitation », confirme Didier Bruxelle, chef de produit chez Syngenta France. La mécanisation progresse en parallèle d’une main-d’œuvre moins disponible. Pour faire face à cette situation, l’exploitation mise en premier lieu sur les avancées liées au machinisme. 

« Le matériel permet aujourd’hui de semer et traiter un grand nombre d’hectares en très peu de temps. Le recours à l’entreprise est aussi plus fréquent, en particulier lorsque l’exploitant a d’autres activités comme l’élevage. » Qu’en est-il de l’impact de ces évolutions sur le désherbage ? Simplifier ses interventions, voire les réduire à un seul passage, est-ce possible ? Dans quelles conditions y recourir et quelle efficacité en attendre ?

Un seul passage sur 58 % des maïs en 2018

« Il faut avant tout aborder l’évolution de la flore adventice, intervient Didier Bruxelle. Celle-ci se complexifie et il est plus difficile d’en venir à bout. Dans cette situation, il est intéressant de constater que le discours “soignez votre maïs, traitez deux fois, spécialisez vos interventions“, ne se traduit pas par une multiplication des traitements herbicides. En effet, au regard des chiffres disponibles dans nos études, on constate que les programmes en un seul passage restent majoritaires. Ils concernent 58 % des surfaces de maïs en France en 2018. Le “mono-passage“ est recherché, si ce n’est adopté, par des agriculteurs qui, en règle générale, disposent de peu de temps, comme en polyculture-élevage, et souhaitent une solution polyvalente “passe-partout“ efficace - quitte à ce qu’elle ne soit pas parfaite sur tout type de flore. » 

« À terme, reprend Didier Bruxelle, le risque est de voir subsister et de sélectionner des flores qui poseront des problèmes de resalissement dans les parcelles et donc dans la rotation. Si les systèmes agricoles actuels poussent à plus de simplification, nous devons veiller à plus de technicité dans le conseil et améliorer nos standards herbicides pour qu’ils ciblent un nombre d’adventices toujours plus grand. Cette recherche d’efficacité fait appel à de nouvelles associations de produits, pour lutter contre des flores complexes en post-levée précoce. »

Pour les vivaces, deux passages restent indispensables 

« Nos solutions “tout-en-un“ de post-levée précoce associent plusieurs herbicides à spectre et modes d’action complémentaires. Nous couvrons ainsi la grande majorité des adventices du maïs : les graminées estivales et “céréalières“, les dicots classiques et difficiles. Nous conseillons d’intervenir au stade 3-4 feuilles du maïs avec un herbicide anti-graminées à action racinaire normalement utilisé en prélevée (ici positionné en post-précoce), associé avec des herbicides de post-levée anti-dicots à large spectre et rapides d’efficacité. Pour ceux qui veulent désherber en une fois c’est le conseil le plus approprié. C’est un énorme gain de temps, et le coût à l’hectare est respecté. » Seule limite à ce programme, les vivaces (liserons, chardons, rumex,…) : seuls les programmes à deux passages parviendront à les éliminer. « Et nous avons aussi les solutions pour cela », conclut Didier Bruxelle.

 

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