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Datura, la mésotrione comme base de stratégie de désherbage

Maïs
06.11.2019
Datura dans maïs

Les toxines du datura posent des problèmes sanitaires. Sur maïs, la mésotrione allie efficacité et durée d’action.

Une plante toxique pour les hommes et les animaux

L’actualité récente a été marquée par des épisodes de contaminations de lots de haricots et de farines de sarrasin bio à cause du datura. La graine et la feuille de cette adventice contiennent des alcaloïdes toxiques, aux effets très préoccupants, selon le ministère de l’Agriculture qui évoque des troubles périphériques (dilatation de la pupille et troubles de l’accommodation, tachycardie, vasodilatation etc..) et des troubles centraux (agitation, confusion, hallucinations…). Ces symptômes touchent les humains, mais aussi les animaux, notamment dans les élevages, quand la plante se retrouve dans les ensilages. 

Une zone d’implantation qui s’étend

Le datura se situe historiquement plutôt au sud de la Loire, mais des cas sont désormais recensés en Normandie et en Bretagne. Dans le Sud-Ouest, où de nombreuses cultures sont destinées à l’alimentation humaine (haricots, maïs doux ou pop-corn…), l’enjeu devient de plus en plus prégnant. Le retrait de produits efficaces, notamment sur haricots, complexifie cette problématique. La filière préconise ainsi l’arrachage manuel. Différents facteurs tels les rotations courtes, le travail du sol, le réchauffement climatique expliquent son développement. Longtemps inféodé au maïs, le datura s’implante désormais sur d’autres cultures (tournesol, soja…), pour lesquelles il peut s’avérer également problématique.

La mésotrione, base des programmes herbicides

Sur maïs, Syngenta propose pour le désherbage du datura une gamme de produits à base de mésotrione, efficaces et présentant une bonne durée d’action, de la prélevée à la post-levée. Plusieurs types de programmes sont envisageables.

  • Un passage de Camix ou de Calliprime Xtra en prélevée, afin de gérer les adventices les plus précoces, puis un passage d’Elumis ou de Calaris en post levée. Ces produits, dont l’action est à la fois racinaire et foliaire, restent efficaces plus longtemps, y compris sur les plantes non-levées au moment du traitement ;
  • Combiner les produits après la première levée, au stade 3 feuilles du maïs : soit Camix et Calaris, soit Camix et Elumis. Ces associations, appliquées plus tardivement, présentent une meilleure persistance d’action ;
  • Pour les maïs « spéciaux* » (maïs semence, pop-corn…), un double passage en post-levée est possible : Elumis au stade 3 feuilles du maïs, puis Camix au stade 5-6 feuilles, afin de mieux faire face aux levées successives. (* : avec accord de l’obtenteur/multiplicateur).