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Gestion des effluents phytosanitaires : un polyculteur témoigne

Bonnes pratiques
27.11.2020

Franck Blanchet, polyculteur en Vendée, explique comment et pourquoi il utilise le système de gestion des effluents Héliosec.

Franck exploite 370 hectares dont 320 en cultures dont maïs, tournesol, blé, orge avec une dominante de maïs sur 50 % de la sole.
En 2006, il a équipé son exploitation d’une aire de remplissage et lavage neuve dotée d’un puisard. Bien qu’il réalise  ses rinçages et vidanges de fonds de cuve aux champs, il n’était pas satisfait pour des raisons environnementales de répandre ses eaux de lavage directement dans le puisard et son fond de cuve au champ. C’est pourquoi,  il a envisagé de s’équiper d’un système de gestion des effluents à l’exploitation. Lors de sa réflexion son premier choix s’orientait vers un système biologique de type « Biobac » car cela lui paraissait le plus simple à mettre en œuvre. Il a finalement opté pour Héliosec et il l’utilise systématiquement lors de toutes ses interventions phytosanitaires. Il nous explique pourquoi :
« En 2016, sur mon exploitation a eu lieu un évènement  régional portant sur «  Comment Viser Zéro impact ? ». Sensibilisé par Syngenta sur l’intérêt d’éliminer totalement les résidus d’effluents,  j’ai décidé d’installer un Héliosec. Suite à l’évaluation des volumes d’effluents gérés sur l’exploitation et à la capacité de déshydratation locale estimé grâce à un logiciel, j’ai opté pour un 6 m2.  Nous l’avons installé très facilement avec mon salarié en une matinée sur une plateforme béton de 7 à 8 m2. Il est relié au puisard par une pompe de relevage qui envoie les effluents dans l’Héliosec.

L’Heliosec et le puisard qui réceptionnent les eaux de rinçage et lavage via la plateforme de lavage

 

Je l’utilise systématiquement pour tous mes fonds de cuve après rinçage et épandage à la parcelle et pour les eaux de rinçage des rampes et de la cuve.  En mai-juin, le bac est plein à moitié ou au deux tiers et fin août la déshydratation est complète. Il reste sur la bâche un peu de résidu sec. Cela fait quatre années que je l’utilise sans aucun souci de maintenance. J’ai gagné en sérénité car j’évite toutes pollutions ponctuelles vers les points d’eau. Cela m’a permis aussi, lorsque rinçant mon pulvérisateur sur l’aire visible de la route, d’expliquer aux curieux qui s’interrogent sur le devenir des eaux de lavage que je ne les rejette pas dans l’environnement. C’est un bon outil robuste,  pratique qui évite les pollutions et contribue à véhiculer une belle image de l’agriculture. »