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Éviter la dérive : plus d’efficacité, moins d’impact

Bonnes pratiques
28.06.2017
Pulvérisateur dans champ

Cinq leviers pour maîtriser la dérive lors de l'application de produits phytosanitaires en préservant l’efficacité.

Une bonne pulvérisation, c’est celle qui ne se voit pas

La dérive, c’est la quantité de produit emportée hors de la zone traitée sous l’action des courants d’air lors de l’application. La dérive est source de multiples impacts potentiels. Non seulement, elle affecte la rentabilité de l’intervention de protection de la culture par perte de produit mais elle est aussi la source de multiples impacts potentiels : risque de phytotoxicité sur les cultures voisines, source de résidus et de contaminations.

Limiter la dérive, c’est possible !

Traiter dans de bonnes conditions
● Contrôler le pulvérisateur tous les 5 ans permet de vérifier son bon fonctionnement. L’équiper de filtres adaptés au calibre des buses évite le bouchage des buses. C’est souvent la première crainte évoquée pour justifier d’une pulvérisation « brouillard » afin de garder l’œil sur la pulvérisation.
● Traiter dans de bonnes conditions climatiques optimise la performance. À partir de 10-12 km/h de vent, privilégier les buses à injection d’air.

Régler le pulvérisateur pour optimiser la qualité de pulvérisation
● Ajuster la pression : les pressions élevées favorisent la formation de très fines gouttes très sensibles à la dérive et plus volatiles. Le réglage de la pression doit être conforme aux recommandations d’usage de la buse choisie selon la vitesse d’avancement et le volume de bouillie par hectare appliqué.
● Adapter la hauteur de rampe : sur cultures basses, il est fortement conseillé de privilégier les buses à 110° qui permettent de travailler à 50 cm de la surface à traiter.

Préférer les buses à injection d’air en désherbage de prélevée et à proximité de zones sensibles
Limiter la formation de dérive en augmentant la taille des gouttes, tel est l’objectif des buses à injection d’air. L’utilisation de celles qui sont mentionnées dans la liste officielle du ministère de l’agriculture permet de réduire la largeur des ZNT de 50 ou 20 mètres en bordure des cours d’eau à 5 mètres.
L’utilisation de buses à injection d’air en zones sensibles permet de réduire d’au moins 75 % la dérive.
Aujourd’hui, les buses à injection d’air à basse pression dite de « nouvelle génération » sont aussi efficaces que les buses classiques et apportent un confort indéniable à la pulvérisation. Le seul point de vigilance concerne l’emploi des produits de contact. Pour une bonne couverture, le volume de bouillie doit être supérieur au moins à 80 L/ha.

Conserver la pression recommandée lors du rinçage du pulvérisateur
Cette phase est souvent source de contamination par l’augmentation de la pression pour accélérer le chantier. Pour gagner du temps, mieux vaut faire trois rinçages au lieu de deux, c’est deux fois moins d’eau, donc deux fois moins de temps.

Aménager des zones végétalisées pour préserver les zones sensibles.