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Sclérotiniose du haricot

Sclérotiniose du haricot
Sclerotinia sclerotiorum

Maladies

Une pourriture molle apparait sur tiges, pétioles et gousses avec généralement un feutrage cotonneux blanchâtre (très typique de cette maladie).

On observe la présence de sclérotes blanches puis noires à l'intérieur des tiges et des gousses.

Ce champignon peut générer une pourriture molle au niveau du pivot, du collet ou de la base de la tige lorsque les sclérotes se trouvent au contact direct des racines.

L'extension rapide du mycélium entraîne la mort de toute ou partie de la plante.

Cycle de développement

Sclerotinia sclerotiorum se développe sur de très nombreuses cultures ; il est signalé sur plus de 400 plantes différentes, cultivées ou adventices.
Son caractère très polyphage facilite largement sa multiplication et dissémination.
Il infecte de très nombreuses cultures légumières entrant en rotation du haricot (carottes, céleris, haricots, choux…ainsi que toutes les légumineuses et crucifères). Seules les plantes monocotylédones ne sont pas touchées.

Le champignon se conserve dans le sol sous forme de sclérotes et peut s’y maintenir 8 à 10 ans : le champignon est ainsi inféodé à la parcelle.

La dissémination s’effectue au cours des opérations culturales par l’intermédiaire des sclérotes ou par les ascospores transportées par les courants d’air. Les ascospores sont produites par les apothécies générées sur les sclérotes (phase séxuée).

Le champignon pénètre aisément les tissus sénescents ou morts, puis progresse dans les tissus sains.

Si l’humidité ambiante le permet, Sclerotinia sclerotiorum produit sur les tissus altérés un mycélium blanc et des sclérotes (phase asexuée). La taille de ces derniers est très voisine de celle d’un grain de flageolet (2 à 20 mm de long).
Il peut y avoir une production de plus de 50 sclérotes par plante infectée.

Facteurs favorables

Les cultures à végétation abondante et/ou versée, les rotations incluant des cultures sensibles (oléo-protéagineux, trèfle, luzerne, cultures légumières…) sont particulièrement exposées.
Des températures comprises entre 15 et 25°C et une forte hygrométrie sont nécessaires au développement de la maladie.

Dégâts

La sclérotiniose est une maladie grave qui touche principalement les bassins de production du nord de la France (Beauce, Bretagne, Nord Picardie).
Elle est responsable :
- de refus de parcelles en flageolets,
- de fortes chutes de rendement par pourriture des gousses et/ou dessèchement des plantes en haricot vert.
Au cours des dix dernières années, la pression exercée par cette maladie n’a cessé de croître.

Mesures prophylactiques

- Eviter les rotations trop fréquentes en oléo-protéagineux, carottes, légumineuses et salades… et introduire des céréales dans la rotation.
- Eviter certains couverts végétaux (moutarde, phacélie, légumineuse).
- Préférer les variétés à port léger et dressé.
- Favoriser l’aération du feuillage (semis à écartement large, lignes de semis dans le sens des vents dominants).
- Eviter l’irrigation pendant la floraison et laisser le sol se dessécher entre deux irrigations.
- Raisonner la fertilisation et l’irrigation pour éviter un excès de végétation.
-Intervenir précocement au stade bouton vert :
Respecter un volume de bouillie suffisant (minimum 250 litres).
Préférer les traitements en période d’hygrométrie favorable.
2 applications sont souvent nécessaires en respectant le délai avant récolte.