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Sclérotiniose de la salade

Sclérotiniose de la salade
Sclerotinia sclerotiorum

Maladies

Les feuilles basses flétrissement et se chlorosent.
Une pourriture humide, de couleur marron, les envahit ainsi que le collet.
Ces taches humides et sombres évoluent en pourriture sur certaines feuilles du cœur.

Un dense mycélium blanc et de gros sclérotes noirs, de 2 à 20 mm de long, se forment sur les tissus pourris.

Cycle de développement

C'est un champignon très polyphage, signalé sur plus de 400 plantes différentes, cultivées ou adventices qui potentiellement le multiplient.
Il infecte de très nombreuses cultures légumières entrant en rotation avec la salade (haricot, tomate, poivron, cucurbitacées…).

Des sclérotes assurent sa conservation dans le sol et peuvent s’y maintenir 8 à 10 ans.
Ce champignon est disséminé par l’intermédiaire de ses sclérotes, au cours des opérations culturales. Il peut l’être également par ses ascospores transportées par les courants d’air.
Ces ascospores sont produites par les apothécies générées sur les sclérotes (phase séxuée).

Il pénètre aisément les tissus sénescents ou morts de la salade, puis progresse dans les tissus sains.

Si l’humidité ambiante le permet, Sclerotinia sclerotiorum produit sur les tissus altérés un mycélium blanc et des sclérotes (phase asexuée).
Il peut y avoir une production de plus de 50 sclérotes par plante infectée.

La sclérotiniose peut être due à Sclerotinia minor.
Ce champignon occasionne globalement les mêmes dégâts que Sclerotinia sclerotiorum.
Il lui est souvent associé.
Sa différenciation principale réside dans la taille et le nombre de sclérotes produits (0,5 à 2mm de long et plusieurs milliers par plantes infectées).

Facteurs favorables

Ce champignon peut se développer à des températures comprises entre 4 et 30°C.
Son optimum thermique est proche de 20 °C.
Les périodes humides et pluvieuses, les salades à maturité sont des conditions propices à ses attaques.
Les sols légers et riches en humus sont plus propices à son développement.

Dégâts

Les pertes économiques sont très variables : les dégâts peuvent fluctuer d’une parcelle à une autre de 1% de plantes malades jusqu’à 75%.
Pour l’ensemble des types de salades, ce pathogène est considéré comme grave aussi bien en pépinière qu’en plein champ.
Ce champignon peut cohabiter avec d’autres comme Botrytis cinerea.

Mesures prophylactiques

- Réaliser des rotations avec des cultures non sensibles (céréales, oignons).
- Choisir des parcelles bien drainées et planter sur des buttes.
- Traiter le sol avec un fumigant ou par solarisation.
- Maîtriser la fertilisation azotée.
- Éviter la présence d’eau sur le feuillage.
- Réaliser les irrigations le matin ou en début d’après midi, (jamais le soir) pour que les plantes sèchent le plus rapidement possible,
- Bien aérer les abris ou orienter les rangs dans le sens des vents dominants.
- Éliminer rapidement les débris végétaux et les sclérotes.
- En cultures de plein champ, réaliser des labours profonds pour enfouir les sclérotes.
- Effectuer des traitements fongicides préventifs.
- Bien maîtriser les autres maladies et ravageurs à l’origine de blessures ou nécroses propices à l’installation du champignon.