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Sclérotinia du colza

Sclérotinia du colza
Sclerotinia sclerotiorum

Maladies

Synonyme :

pourriture blanche

Les symptômes apparaissent sur les feuilles, les collets, les tiges et les siliques.
A la fin de l'hiver ou à la reprise de végétation, les feuilles de la rosette peuvent devenir molles et translucides puis se recouvrir d'amas mycéliens blancs, compacts, souvent disposés le long du pétiole.
Sur la tige, des taches blanchâtres et encerclantes, centrées sur le point d'insertion du pétiole, se développent à l'aisselle des feuilles. Les tissus de la tige sont détruits, la partie située au-dessus n'est plus alimentée et échaude.
Souvent, à ce stade, la tige plie.
En conditions humides, les taches se recouvrent d'une pourriture blanche caractéristique pouvant condenser en sclérotes : amas de mycélium noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur, de forme et de taille variables (quelques mm à plus de 1 cm).
En conditions climatiques moins favorables, il n'y a pas de formation de sclérotes. l'attaque prend un aspect parcheminé avec des stries concentriques mauves ayant pour centre l'insertion du pétiole.
Au cours de la floraison, des taches décolorées apparaissent au niveau d'un ou plusieurs noeuds.
Au niveau des noeuds attaqués, un mycélium caractéristique et des sclérotes apparaissent parfois.
La tige fendue montrera le plus souvent un chapelet de sclérotes
Les siliques peuvent être touchées : elles blanchissent et se dessèchent. Des sclérotes peuvent également s'y former.

Cycle de développement

Le sclérotinia se conserve pendant 6 à 10 ans dans le sol sous forme de sclérotes.
Au printemps, lorsque le sol est humide, les sclérotes forment des apothécies (bouquets de petits disques beiges au ras du sol) qui libèrent des spores dans l’atmosphère. Ces spores vont contaminer et polluer les pétales de colza qui en tombant et en se fixant sur les feuilles permettent au mycélium de coloniser le limbe puis le pétiole et la tige.
La germination des sclérotes sous forme d'apothécies a lieu à partir de 5° C et il faut un minimum de 92 p. cent d'humidité relative pour que les ascospores germent sur les pétales.
Les nouveaux sclérotes formés dans la tige tombent au sol à la récolte et s’y conservent pendant des années. Ils sont prêts à reproduire un nouveau cycle d’épidémie en cas de conditions climatiques favorables.
Le sclérotinia contamine le colza dès le début de la floraison et pendant toute la durée de celle-ci.
Dans certaines situations, les sclérotes peuvent également donner directement naissance à un mycélium, qui attaque le collet et les racines des plantes.

Facteurs favorables

Lorsque le printemps est doux et humide, les pétales adhérent davantage aux feuilles et la germination des spores est plus rapide.

Dégâts

Les pertes de rendement résultent principalement d'un échaudage qui provoque une diminution du poids de mille grains et un égrenage plus ou moins important selon la précocité de l'attaque et le pourcentage de pieds atteints.
La nuisibilité est forte : au-dessus de 20% de pieds attaqués, chaque tranche de 10% d'attaque supplémentaire entraine une perte de 1,5 à 3 q/ha.

Mesures prophylactiques

Variété : il n'existe pas de variété tolérante.

Semis : Eviter les fortes densités de semis et réduire la fumure azotée.

Précédents : les colzas, tournesols, sojas, pois, feveroles ou luzernes fréquents dans la rotation favorisent la maladie, de même que les cultures sensibles irriguées à la proximité de la parcelle.

Traitement chimique préventif dans les parcelles à risque au stades F1, F2 du Colza.

Traitement curatif en conditions favorables à la contamination (pétales collés sur les feuilles, humidité relative très élevée et persistante, température moyenne supérieure à 12 C. au champ).

Tout traitement est inutile lorsque apparaissent les premiers symptômes sur tige.