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Rouille du poireau

Rouille du poireau
Puccinia porri, Puccinia allii

Maladies

Les symptômes se manifestent sous la forme de pustules orangées plus ou moins foncées, pouvant atteindre 5mm de long. Ces dernières sont visibles sur les 2 faces de la feuille.

La rouille commence à apparaître sur les feuilles les plus âgées (celles de la base) puis se propage vers les étages supérieurs.

Les pustules les plus âgées sont fréquemment colonisées en fin de saison par Stemphylium vesicarium qui provoque une zone blanche desséchée autour des pustules.

Cycle de développement

La rouille du poireau peut être occasionnée par deux champignons Puccinia porri et Puccinia allii.
La distinction au champ est pratiquement impossible et leur détermination ne peut se faire qu’au microscope.

Les conditions de développement de ces champignons sont encore imprécises.

La conservation se fait par les spores sur les débris végétaux tombés au sol.

La rouille se manifeste au printemps et surtout à l’automne

Facteurs favorables

Une hygrométrie supérieure à 90% (pluie, rosée du matin) et des températures comprises entre 14 et 18°C favorisent son apparition puis son développement.
Les risques sont modérés au printemps, faibles en été et souvent très forts à l’automne.
Un temps froid avec des températures inférieures à 10°C stoppe la maladie.

Dégâts

Les dégâts directs ou indirects peuvent être importants :
- La présence de pustules en grand nombre dessèche prématurément les feuilles. L’activité photosynthétique diminue et engendre une baisse de rendement.
- La rouille détourne à son profit les éléments nutritifs de la plante.
- Les pustules déchirent l’épiderme du limbe entrainant des blessures, portes d’entrée pour des infections secondaires. Elles augmentent également l’évapotranspiration et la sensibilité du poireau aux produits phytosanitaires.
Indirectement, cette maladie occasionne des frais supplémentaires d’épluchage.

Mesures prophylactiques

Afin de minimiser les risques, il convient :
-d'utiliser des variétés tolérantes.

- de pratiquer une rotation de culture et une fertilisation azotée mesurée.

La lutte chimique doit être préventive dès que les risques deviennent importants.
A défaut, il faut intervenir précocement en curatif dès l’observation des premières taches.
Le déclenchement se fera à partir des périodes de risques indiquées par les Avertissements Agricoles.
Cette lutte devra également tenir compte des autres parasites en présence (alternariose ou mildiou) pour adapter le choix des produits.