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Phomopsis

Phomopsis
Diaporthe helianthi

Maladies

La contamination se produit en bordure de feuille et conduit à l'apparition d'une tache triangulaire brune, dont la pointe centrée sur une nervure progresse vers le pétiole et la tige.
Les attaques précoces intervenant avant la floraison peuvent entraîner la mort de la plante.

En passant sur la tige, la tache brun-rouge entoure la base du pétiole puis la tige qu'elle peut totalement encercler. Elle s'accompagne alors d'une nécrose des tissus, provoquant l'échaudage du capitule et dans les cas les plus graves la casse de la tige.

Cycle de développement

Le champignon se conserve sous forme de mycélium dans les restes de tiges de tournesol contaminés.

En fin d’hiver ou au début du printemps, le mycélium produit des fructifications (périthèces) qui libèrent des spores, responsables des contaminations sur feuilles.
La température doit atteindre 10°C pour que les périthèces apparaissent après les dernières gelées.

Il n'y a qu'une seule génération par an mais plusieurs périodes de contaminations.

La germination sur les feuilles nécessite une une humidité relative élevée (90%) pendant au moins 15 heures.

Les premières taches sur tige qui s'ensuivent portent rapidement des pycnides contenant deux types de pycniospores.

Facteurs favorables

L'humidité et la chaleur sont propices au développement de la maladie.

Dégâts

L'échaudage du capitule, et dans les cas les plus graves, la casse de la tige, sont responsables de graves pertes de rendement.
10 % de taches encerclantes de phomopsis suffisent à faire perdre 1 à 3 q/ha et 1 point d'huile.

Mesures prophylactiques

Variété : choisir une variété résistante, très peu ou peu sensible.

Semis : éviter les semis précoces ou trop denses.

Mesures agronomiques : broyer et enfouir les cannes par labour aussitôt après la récolte pour limiter la production de périthèces et donc l’émission de spores contaminantes l’année suivante.