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Oïdium du tabac

Oïdium du tabac
Erysiphe cichoracearum DC.

Maladies

Un feutrage blanc grisâtre, poudreux apparait sous forme de taches sur la face supérieure des feuilles.
Les symptômes sont identiques quelle que soit la taille des plantes et l'organe touché.
Les taches s'étendent progressivement et recouvrent à terme l'ensemble de la feuille.

Les tissus touchés portent des lésions brunes et irrégulières, consécutives à la mort des cellules.

Cycle de développement

C'est un parasite obligatoire.
Dans un premier temps, il reste en surface puis se développe sur des cellules vivantes.
Erysiphe cichoracearum se conserve sous différentes formes :
- par ses cléistothèces (issus de la phase sexuée et capable de se maintenir plusieurs années sur les débris végétaux de tabac),
- par l’intermédiaire de plantes hôtes (plus de 200 espèces appartenant à 25 familles différentes).

L’infection primaire se fait à partir d’ascospores (générées par les cléistothèces) ou par des conidies.
La germination est immédiate (2 heures si les conditions sont propices). Elles forment un appressorium (fixation) puis des haustoria (suçoirs) qui prélèvent les éléments nutritifs dans les cellules épidermiques.
4 à 6 jours après la contamination, des conidiophores apparaissent à la surface du limbe et produisent en très grandes quantités des conidies (sporulation). Ces dernières sont facilement disséminées par le vent, générant ainsi les contaminations secondaires.

Facteurs favorables

Erysiphe cichoracearum se développe sur une large plage de températures (4 à 32°C), son optimum thermique se sitaunt aux environs de 20 à 25°C.
Ce champignon apprécie les hygrométries assez faibles comprises entre 60 et 86%. Il déteste la présence d’eau libre ainsi que des hygrométries très élevées.
Il préfère la lumière diffuse du couvert végétal. Un rayonnement solaire direct contrarie sa croissance.
Contrairement au mildiou, les plantules sont peu sensibles.
En revanche, les feuilles adultes y sont très sensibles.

Dégâts

En France, l’oïdium a longtemps été considéré comme anecdotique sur tabac même s'il occasionnait ponctuellement des dégâts graves.
Ce pathogène est devenu beaucoup plus préoccupant à partir des années 90, en particulier sur les tabacs de type Virginie.
Les feuilles oïdiées ont souvent des tissus plus fins et la valeur marchande en est d’autant dépréciée.
En France, il n’existe aucune variété résistante à ce parasite.
Ce champignon se développe durant tout l’été à partir de début juillet (sur feuilles adultes).
En principe, aucune attaque n’est à redouter sur pépinière.

Mesures prophylactiques

- Choisir des parcelles assez aérées et ensoleillées.
- Pratiquer une fumure équilibrée.
- Eviter les arrosages intempestifs.
- Empêcher toute stagnation d’eau dans la parcelle.
- Détruire les adventices hôtes dans la parcelle et aux environs immédiats.
- Récolter assez tôt les feuilles basses.
- Intervenir précocement en début d’attaque (très difficile à enrayer avec des traitements curatifs).
- Alterner les familles chimiques afin d’éviter l’apparition de résistances.