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Oïdium du pêcher

Oïdium du pêcher
Sphaerotheca pannosa

Maladies

Cycle de développement

En hiver, l’oïdium se conserve sous forme de mycélium dans les bourgeons, entre les écailles, et se fixe aux poils et aux cellules de l’épiderme grâce à ses suçoirs.
Au printemps, les bourgeons atteints donnent naissance à des pousses malades (foyers primaires d’infection).
En surface, l’hyphe produit des organes de reproduction asexuée qui libèrent des conidies dans l’environnement de l’arbre (contamination secondaire).
En automne, les organes de reproduction sexuée peuvent apparaître sur les feuilles ou les branches malades. De couleur brun-noir, plutôt rond et pourvus de soies raides (fulvres), ils sont néanmoins peu fréquents.

Facteurs favorables

L'hygrométrie élevée (brouillard nocturne) ainsi que des températures élevées (optimum : 20-25°C) favorisent la maladie.
Des températures hivernales très basses (-20 à -25 C.) peuvent éradiquer le champignon.

Mesures prophylactiques

- Brûler les rameaux.
- Maintenir une protection fongicide pendant toute la durée de projection des conidies (généralement du stade C3 au début de l'été).
- Supprimer les rameaux porteurs de manchons myceliens ou fruits au moment de la taille dès l'hiver.
- Assurer une bonne protection contre la cloque.
- Choisir une variété peu sensible à l'oïdium.
- Veiller au bon équilibre du verger (pas d'excès de fertilisants azotés).
- Maintenir une protection fongidicide pendant toute la durée de projection des conidies (généralement du stade C3 au début de l'été).

La lutte chimique est fonction de la sensibilité variétale et de la période de sensibilité des fruits (de la chute des pétales au durcissement du noyau).
Dans les zones à fort risque, les traitements doivent être renouvelés tous les 12 jours.
Dans les zones de moindre sensibilité, les traitements sont réalisés ponctuellement après l'apparition des premiers symptômes.