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Oïdium du fraisier

Oïdium du fraisier
Sphaerotheca humuli ou macularis

Maladies

Egalement appelé « blanc » du fraisier.
Les symptômes se caractérisent par la présence de duvet blanc superficiel sur les 2 faces des feuilles, sur pédoncules, pétioles, filet, fleurs et fruits.
Sur feuilles, les folioles atteintes prennent un port enroulé dit «en cuillère». Les bords du limbe sont retournés vers le haut avec un rougissement en fin d'évolution.
En automne, sur la face inférieure, les périthèces apparaissent sous forme de petits points noirs visibles à l'œil nu.
Sur fleurs, le duvet est localisé sur les sépales, les pistils et étamines. Les pétales rosissent et se dessèchent.
Sur fruits, le duvet, initialement localisé autour des akènes, se développe préférentiellement sur fruit vert. Les attaques sont faibles sur fruits rouges.
Les dégâts peuvent apparaitre sur fruits sans symptômes préalables sur feuilles.

Cycle de développement

L’oïdium est un parasite strict qui a besoin de tissus végétaux viables pour se maintenir et se développer.
Le duvet blanc correspond au mycélium et aux spores sous leur forme asexuée.
En hiver ou en conditions défavorables, l’oïdium peut se conserver sur les feuilles sèches sous sa forme sexuée avec des cléistothèces. Ces derniers peuvent être à la source de contamination primaire en sortie d’hiver.
Le mycélium latent (au niveau des bourgeons et jeunes feuilles du cœur) génère généralement les contaminations primaires.

Facteurs favorables

L’alternance de deux périodes, période humide ou nuit fraîche avec la rosée du matin et période de temps chaud (18 à 30°C) et sec (humidité inférieure à 80%) favorisent le développement de la maladie. Plus la période chaude est longue, plus le développement du mycélium et le risque d’avoir des spores d’oïdium sur l’ensemble de la parcelle est important.
Ce champignon est très polyphage : il attaque le houblon, les framboisiers et les adventices tels que potentille, benoîte, spirée, alchémille…
La transmission de la maladie est possible et facile par les plants frais.

Dégâts

L'oïdium est actuellement la première préoccupation sanitaire des producteurs de fraise (surtout en hors sol).
Son apparition est très fréquente.

Mesures prophylactiques

- Utiliser des plants « frais » sains et planter les variétés les moins sensibles.
- Bien aérer les abris pour éviter les fortes hygrométries.
- Eviter les excès d’azote.
- Nettoyer préventivement les plants d’hiver et brûler les déchets.
- Préférer la micro-aspersion qui, bien qu'insuffisante, permet de réduire la pression oïdium.

La lutte chimique doit être préventive en alternant les divers fongicides homologués.
Il est important de maintenir une protection régulière (en fonction des risques de contamination).