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Oïdium du colza

Oïdium du colza
Erysiphe cruciferarum

Maladies

Les symptômes apparaissent sur les feuilles et les tiges en début de floraison (ou parfois dès l'automne sur feuille) puis sur les siliques sous la forme de taches étoilées de mycélium blanc.
En s'élargissant, elles forment un feutrage blanc à l'aspect farineux caractéristique de tous les oïdiums.

En cas de forte attaque, les feuilles se desséchent et tombent prématurément.
La croissance de la plante est affectée, les siliques atteintes produisent des graines plus petites.

Cycle de développement

L'inoculum primaire est essentiellement constitué par les conidies provenant de cultures de colza voisines ou d'autres crucifères cultivées ou sauvages.
Les conidies sont déssiminées par le vent. L'oïdium développe ensuite un mycélium superficiel qui fructifie en donnant des conidies. Ces nouvelles conidies sont à l'origine de contaminations 'secondaires' qui assurent la colonisation de toute la plante.

Facteurs favorables

La maladie est présente dans le Sud de la France ; elle peut se développer plus au nord lors de printemps secs.

Dégâts

Les siliques atteintes peuvent produire des graines en moindre quantité et de petite taille.

La nuisibilité est élevée en régions sud : de 3 q/ha à 13 q/ha (source Cetiom) en fonction de l'intensité et de la précocité de l'attaque (en moyenne 6 q/ha).

Mesures prophylactiques

Variété : il n'existe pas de variété particulièrement tolérante.

Protection fongicide à la chute des premiers pétales.