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Oïdium de la tomate

Oïdium de la tomate
Leveillula taurica et Oïdium neolycopersici

Maladies

Leveillula taurica provoque des taches jaunies sur la face supérieure des feuilles adultes et un feutrage blanc poudreux à la face inférieure, en correspondance des taches.

Les parties atteintes brunissent ultérieurement, se nécrosent au centre, se dessèchent et se déchirent facilement.
Souvent les feuilles attaquées perdent de leur consistance et le limbe peut se replier vers le haut.

Oïdium neolycopersici forme des taches poudreuses blanches à la face supérieure des folioles.
En cas de fortes attaques, les folioles finissent par se dessécher. Le pétiole et la tige sont parfois recouverts de mycélium.

Cycle de développement

2 espèces d’oïdium sont fréquemment rencontrées sur tomate : Leveillula taurica et plus récemment Oïdium neolycopersici.

La biologie de Oïdium neolycopersici est assez mal connue.

Leveillula taurica est hébergé par de nombreuses plantes cultivées ou adventices.
Contrairement à la plupart des Erysiphacées qui vivent en surface de l’hôte, le mycélium de Leveillula taurica se développe aussi dans les tissus parenchymateux intérieurs de la feuille.
La sporulation blanche poudreuse est constituée de longs conidiophores portant au sommet les conidies : celles-ci, produites en abondance, disséminent la maladie. Elles sont véhiculées par le vent sur de longues distances. Les insectes et acariens peuvent également les transporter.

La conservation de l’agent pathogène peut se faire soit sous forme de mycélium, soit au moyen de périthèces à l'intérieur desquels se forment les asques contenant chacune deux ascopsores.
Les périthèces peuvent apparaître à la fin de l'été seulement si les conditions sont défavorables à la croissance du mycélium.

Facteurs favorables

Contrairement à la plupart des champignons, les oïdiums n’ont pas besoin d’eau libre à la surface des feuilles pour assurer la germination de spores.
Le contact de l’eau altère les conidies.
Pour Leveillula taurica, une humidité relative de 50 à 70% et une température comprise entre 20 et 25°C sont idéales pour son développement.
Pour Oïdium neolycopersici, son développement se fait sur une plage de températures nettement plus large (15 à 30°C). Il supporte des hygrométries élevées.
Ce pathogène est plus fréquent au printemps.

Dégâts

L’oïdium, avec le botrytis, est la maladie la plus importante sur tomates sous abri.
Lorsque les conditions climatiques sont favorables, ces deux pathogènes se développent très rapidement et sont alors difficiles à contrôler.

Mesures prophylactiques

La surveillance pour déterminer les premiers symptômes est primordiale. En effet, une fois déclarées, ces maladies sont très difficiles à contrôler.

Il faut donc bloquer la maladie dès le départ avec plusieurs traitements.
Il est souhaitable d’alterner les familles chimiques pour éviter tout risque de résistance.
Des études sont en cours pour tester l’intérêt de la lutte biologique avec des micro-organismes.