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Mosaïque du concombre

Mosaïque du concombre
Cucumber Mosaic Virus (CMV)

Maladies

Des taches chlorotiques (mosaïque plus ou moins marquée) apparaissent sur les jeunes feuilles ; celles-ci peuvent se déformer, se gaufrer, voire se dessécher dans les cas graves. Dans les parcelles, on observe des foyers de maladie circulaires, qui s'étendent progressivement.
Une attaque précoce provoque le dépérissement complet des jeunes plantes. Les plantes affectées ont une croissance réduite et un port modifié.
Une plante infectée par ce virus reste porteuse du virus jusqu'à sa mort.

Cycle de développement

Le virus est capable de se maintenir sur un très grand nombre d’hôtes, cultivés ou non, et notamment sur de nombreuses cultures maraîchères.
Il est transmis par plusieurs espèces de pucerons (Aphis gossypii, Myzus persicae…) selon le mode non persistant.
Les virus sont transmis en quelques secondes par les pucerons au cours de piqûres très brèves (piqûres « d’essai » ou de «reconnaissance » permettant au puceron de reconnaître si la plante est un hôte favorable à son développement).
Les pucerons deviennent alors immédiatement infectieux mais perdent leur capacité à transmettre la maladie.
Ce mode de transmission assure une dissémination extrêmement rapide de la maladie mais limitée dans l’espace et le temps.

Facteurs favorables

Son apparition est imprévisible compte tenu du mode d’infection et de propagation du virus.
Les adventices telles que le mouron des oiseaux, le mouron blanc, la morelle noire, les plantes herbacées et ligneuses sauvages constituent un réservoir du CMV.

Dégâts

Sur melon :
Le CMV est le virus le plus ancien décrit en France sur melon.
Les dégâts sont très fréquents et diminuent la production de fruits. Les pertes sont d’autant plus importantes que les infections sont précoces.
Il existe 3 autres virus importants et plus récents :
- WMV (très fréquent en France, mosaïque déformante),
- ZYMV (plus irrégulier, mais très dangereux),
- CABYV (assez répandu, jaunissement des feuilles, le moins dommageable).
L’arrivée de l’insecte Bemisia tabaci en France est une menace sérieuse pour les melonnières françaises (transmission possible de nouveaux virus).
Sur épinard :
Les dégâts surviennent essentiellement sur les épinards d'été lorsque les populations de pucerons vecteurs sont importantes.

Mesures prophylactiques

Sur melon :
Il n’existe aucune méthode curative pour se protéger des virus.
- Protéger les pépinières des insectes afin de produire des plants sains.
- Protéger les pépinières avec des voiles agrotextiles.
- Désherber les abords des cultures et éviter la prolifération d’insectes.
- Pailler le sol avec un film plastique ou disposer des lames d’aluminium ; ces dispositifs réfléchissent le soleil ou le ciel pour dissuader les pucerons d’atterrir (les surfaces jaunes et vertes attirent les pucerons).
- Ne pas mettre en place une plantation à proximité de cultures déjà affectées par cette virose.
- Eliminer les premières plantes infectées en tout début d’attaque, surtout sous abris.

Il n’existe pas actuellement de variétés de melon résistantes : seule existe une résistance intermédiaire à la colonisation par Aphis gossypii (les autres pucerons vecteurs peuvent inoculer le virus CMV).

Sur épinard :
Il n’existe aucune méthode curative pour se protéger des virus ; la lutte contre les viroses passe donc par le contrôle des pucerons.
- Désherber les abords des cultures.
- Traiter contre les pucerons.
- Ne pas mettre en place une plantation à proximité de cultures déjà affectées par cette virose.

La résistance génétique au CMV a été utilisée pour certaines variétés par le passé mais elle n'est plus exploitée actuellement.