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Moisissure grise

Moisissure grise
Botrytis cinerea

Maladies

En pépinière, ce champignon s'attaque aux vieilles feuilles (base nutritive)et produit des chancres plus ou moins étendus sur la tige.
Ces symptômes sont très dommageables en pépinière mais également au champ après plantation.

En plein champ, ce pathogène provoque des taches foliaires beiges à brunes, parfois concentriques et auréolées d'un halo jaune. Ces symptômes apparaissent sur feuillage bien développé et à l'approche de la récolte.
Il induit des chancres sur tige après avoir colonisé les plaies d'effeuillage.

Enfin, il se développe très bien pendant le séchage des feuilles.

Sur tous les organes attaqués et si les conditions sont propices, il produit une moisissure grise.

Cycle de développement

Ce pathogène, très ubiquiste, polyphage et saprophyte, est capable de se maintenir dans le sol sur les débris végétaux sous 3 formes : conidies, mycélium, sclérotes.
Les contaminations primaires par les conidies sont essentiellement aériennes.
Elles ont lieu soit à travers la cuticule, soit à partir des blessures ou des tissus sénescents tels que les corolles des hampes florales. En tombant, les corolles infectées assurent la contamination des feuilles.
Le champignon envahit rapidement les tissus qui finissent par pourrir en quelques jours.
La dissémination est assurée par les conidies produites au sommet de très nombreux conidiophores. Vents, pluies et éclaboussures en sont les vecteurs.

Facteurs favorables

Botrytis cinerea attaque et colonise de très nombreuses plantes cultivées ou adventices qui contribuent ainsi à sa conservation et qui constitue également des sources potentielles d’inoculum.
Il se conserve sans peine sur la matière organique (saprophyte).
Les plantes disposant de nombreuses blessures et de tissus sénescents sont très vulnérables.
Les ambiances humides (humidité relative proche de 95%) associées à des températures clémentes (entre 17 et 23°C) sont idéales pour son développement aussi bien sous abris qu’en plein champ.

Dégâts

Ce champignon n’était pas considéré comme un agent pathogène grave de la culture du tabac.
Depuis l’apparition et l’adoption de la technique des semis flottants, il est devenu un redoutable parasite de la pépinière.
Il sévit également durant les périodes humides qui accompagnent quelquefois la récolte et le séchage des feuilles de tabac.
La lutte contre cette maladie est assez difficile car il existe de nombreuses souches de botrytis résistantes aux fongicides utilisés.

Mesures prophylactiques

En pépinière,
- Désinfecter les locaux ainsi que les outils.
- Maîtriser la fertilisation azotée : ni trop excessive (feuillage succulents très réceptif), ni trop faible (feuilles chlorotiques favorisant l’installation et l’expansion du Botrytis)
- Minimiser la présence d’eau libre sur le feuillage.
- Réduire l’hygrométrie ambiante de la culture : aérer, chauffer, irriguer en milieu de journée.
- Éliminer rapidement les débris végétaux pour éviter les sporulations qui contamineront le reste de la production.
- Déclencher préventivement les traitements en alternant les familles chimiques pour éviter l’apparition de résistances.
- Par temps couverts, rester très vigilant à l’approche des récoltes de plants et des feuilles.