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Gloeosporiose du noisetier

Gloeosporiose du noisetier
Cryptosporiopsis sp. ou Gloeosporium coryli ou Monostichella coryli

Maladies

Ce champignon s'attaque aux bourgeons, aux inflorescences males (chatons) et femelles.

Cycle de développement

La contamination se fait à la fois par voie asexuée (via les conidies) et par voie sexuée (via les ascopsores).
Les acervules présentes sur les bourgeons et les feuilles produisent cycliquement des conidies en très grand nombre à la faveur d’un temps pluvieux et de températures dépassant 10°C.
Les spores disséminées par le vent et la pluie germent entre 5 et 35°C (optimum 20°C).
La croissance mycélienne est particulièrement active entre 15 et 25°C.
Les acariens (phytoptes) seraientt un vecteur de la transmission de la maladie lors de leur migration.
Sur les feuilles tombées à l’automne, on observe la formation de périthèces début février. Ils donneront à maturité (début avril) des ascopsores qui produiront les conidies responsables des contaminations de printemps.

Facteurs favorables

Les contaminations sont étroitement corrélées avec l’humidité relative de l’air (pluviosité, durée d’humectation, hygrométrie).
Les lésions des rameaux (occasionnées par les frottements dus au vent), ainsi qu’un état chétif de l’arbre (lié à une anoxie des racines ou chlorose ferrique) semblent favoriser la maladie.

Dégâts

Cette maladie est observée en France depuis 1972.

Mesures prophylactiques

La stratégie vise à casser le cycle du champignon lors de la contamination des feuilles et des nouveaux bourgeons néoformés de la jeune pousse en croissance.

Il faut réserver les applications fongicides aux parcelles subissant des dégâts anormalement graves.

Actuellement, il n’y a pas de méthode précise de traitement.