France

Vous êtes ici

Share page with AddThis

Feuilles jaunes en cuillère

Feuilles jaunes en cuillère
Tomato Yellow Leaf Curl ( TYLC)

Maladies

Les plantes atteintes ont une croissance ralentie ou même bloquée.

Elles ont un aspect chétif et buissonnant avec une réduction des entre-nœuds, des folioles de petites taille qui jaunissent et deviennent incurvées, dites en « cuillère ».

Les fruits sont petits et peu nombreux.

Cycle de développement

Ce virus est transmis par un insecte vecteur : l’aleurode du tabac (ou du coton).
Cet insecte (Bemisia tabaci) est présent sur de nombreuses cultures ornementales.
Il peut l’être sporadiquement sur les cultures de tomate dans les différentes régions de France.
La maladie TYLC est une pathologie spécifique de la tomate et du tabac.
La transmission se fait selon le mode persistant.
L’acquisition du virus est longue (20 à 120 minutes).
Avant la transmission à une plante saine, il faut une période de latence avec multiplication du virus dans l’insecte (minimum 17 heures). Le temps d’inoculation est plus long. Le vecteur infectieux pourra transmettre le virus pendant plusieurs jours.
Le virus reste donc virulent dans l’insecte, ce qui accentue sa dangerosité.
L’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) ne semble pas capable de transmettre ce virus.

Facteurs favorables

La présence de Bemesia tabaci est assez fréquente surtout en zones de cultures ornementales.
Potentiellement, ce vecteur peut donc favoriser la dissémination de ce dangereux virus.

Dégâts

Ce virus provoque depuis environ 10 ans de très graves dégâts dans les pays du bassin méditerranéen (Maroc, Chypre, Malte, Portugal, Italie, Espagne, Moyen-Orient,…).
Malgré son statut d’organisme de quarantaine, il est désormais présent sur le territoire français depuis 2002.
Sa présence a été détectée dans les Pyrénées-Orientales.
Le danger potentiel est très important et son apparition est jugée préoccupante par la profession.
Si l’infection est précoce, la récolte est nulle.

Mesures prophylactiques

Le TYLC est un organisme de quarantaine.
Tous les plants de tomate, originaires de zones reconnues contaminées par ce virus, vendus aux producteurs doivent avoir un certificat attestant qu’aucun symptôme de TYLC n’a été observé sur ces plants.

En France, il y a obligation de déclarer les lieux contaminés et d’arracher les plantes.

Il n’existe pas de moyens de lutte direct contre ce virus.
Il faut donc retarder voir empêcher l’infection par son vecteur (Bemesia tabaci).

Un moyen de lutte efficace est la pose de filets étanches aux insectes pour les pépinières et de filets ou toiles non tissées pour les cultures.
Ce dispositif réduit l’aération des serres et entraîne une baisse de performance des outils de production.

En complément des mesures préventives, la lutte contre l’aleurode vectrice est réalisée à base d’une répétition de plusieurs traitements.

La lutte biologique avec des insectes auxiliaires (type Encarsia et autres) est en cours de validation.

Enfin, il existe déjà des variétés tolérantes à l’étranger.
En France, les sélections sont en cours pour obtenir cette tolérance sur des variétés destinées à la récolte vrac, puis à l’ensemble de la gamme de tomate (grappe, cerise, beef…).