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Bactériose du noyer

Bactériose du noyer
Xanthomonas campestris p.v. juglandis

Maladies

Ces bactéries pénètrent dans les tissus des jeunes organes en croissance et provoquent des nécroses.

Cycle de développement

Les bactéries hivernent dans les bourgeons à bois, à fruits et à chatons, mais également à leurs surfaces.

Le pollen contaminé et les pluies assurent la dissémination.

Au printemps, les bactéries se multiplient. Leur présence sur les organes en végétation permet des attaques durant toute la saison végétative si des conditions favorables le permettent.

Facteurs favorables

Les températures comprises entre 16 et 29°C et une humidité de l’air élevée favorisent la multplication des bactéries.
Les pluies et brouillards sont indispensables pour favoriser leur multiplication et leur dissémination dans les arbres.

Dégâts

La bactériose est la principale maladie du noyer. Elle peut occasionner jusqu’à 50% de perte de récolte.
Cette maladie est présente dans toutes les régions nucicoles.
Il n'existe pas véritablement de variétés résistantes ; les variétés les plus sensibles sont Mayette, Chandler et Hartley.

Mesures prophylactiques

Les mesures préventives sont primordiales.

Les principales sont :
- éviter les variétés sensibles, les situations géographiques favorables aux brouillard,
- proscrire les irrigations mouillant le feuillage,
- effectuer des tailles d’aération et de décontamination et enfin
- assurer une fertilisation raisonnée sans excès d’azote.

La lutte chimique est basée sur le cuivre.
En moyenne, 3 traitements sont nécessaires sur la période de croissance active, du déploiement des feuilles (stade Df2) jusqu’à la fin floraison (stade Gf).
Une protection des jeunes vergers non productifs est souhaitable en phase de croissance active pour éviter la formation de chancre.