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Acariens rouges

Acariens rouges
Metatetranychus ulmi ou Panonychus ulmi

Ravageurs

nuisibilité

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L'acarien rouge appartient à la famille des tétranyques.

Cycle de développement

Cet acarien hiverne sous forme d’œufs groupés à la limite entre bois de l’année et bois de l’année précédente. Les œufs sont déposés sur le bois, à l’aisselle des rameaux ou des bourgeons à partir de fin juillet à la mi-août. C’est sous cette forme que l’acarien rouge hiverne car les œufs sont très résistants au froid (-30°C).
De mi-mars à courant avril, les œufs éclosent et donnent naissance à des larves qui se développent sur les feuilles. Ils sont plus nombreux sur la face inférieure des feuilles. Les larves se transforment en nymphes puis en adultes vers fin-avril à mi-mai.
7 à 9 générations se succèdent alors au cours de la saison.
A partir de mi-août, les femelles vont déposer les œufs d’hiver sur les bois.

Dégâts

Sur arbres fruitiers
L’acarien rouge du pêcher est un problème majeur sur les arbres fruitiers. Ce ravageur piqueur se nourrit du suc vacuolaire des cellules : les feuilles jaunissent, brunissent et prennent un aspect gris plombé caractéristique dit « bronzé ». L'activité photosynthétique des feuilles est alors réduite.
Les fortes attaques peuvent entraîner une chute prématurée des feuilles dès le mois d’août ce qui peut avoir une incidence forte sur la qualité de la récolte. Le calibre des fruits est diminué, ainsi que leurs taux de sucre. La coloration des fruits peut être affectée.
Sur vigne
L’acarien rouge est le plus répandu dans le vignoble français. Il est particulièrement nuisible dans les vignobles de la moitié Nord de la France. Ce sont surtout les formes mobiles du ravageur qui causent des dégâts par piqûre des tissus superficiels de la feuille inférieure. En cas de forte présence, la face supérieure de la feuille est également piquée. Au printemps, dès le débourrement, les acariens rouges provoquent des nécroses à la périphérie des feuilles. Les feuilles jaunissent, se crispent et, en cas d’attaques graves, sèchent et tombent. La croissance de la vigne peut être ralentie. En été, une forte population se traduit par une modification de la coloration du feuillage qui prend un aspect plombé et satiné. La chute prématurée des feuilles qui induit une diminution de l’activité chlorophyllienne, diminue la qualité de la récolte (moindre teneur en sucre) et nuit à l’aoûtement des sarments.

Mesures prophylactiques

Lutte par auxiliaire :
De nombreux prédateurs peuvent limiter les populations d’acariens tels que les coccinelles, les chrysopes ou encore les hémérobes. Les plus actifs sont les acariens prédateurs de la famille des Phytoséiides.

Lutte chimique :
La lutte chimique a pour but de maintenir les acariens à un niveau économiquement tolérable. Elle est nécessaire lorsque l’action des auxiliaires est insuffisante.

La lutte préventive est particulièrement recommandée pour éviter les dégâts printaniers et mieux contrôler les infestations d’acariens :
- Evaluer le risque par une prognose hivernale : comptage du pourcentage de bourgeons occupés par plus de 10 œufs sur un échantillon de 100 bourgeons,
- En végétation, suivre le niveau de population en comptant le nombre de formes mobiles sur 100 feuilles :
- à la fin des éclosions (courant avril), sur les feuilles des rosettes
- de fin mai à août tous les 15 jours, sur les jeunes feuilles adultes.
Le seuil est de 50% de feuilles occupées par au moins une forme mobile.
- Tenir compte de la présence des phytoséiides.