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Rhizoctone violet de l'asperge

Rhizoctone violet de l'asperge
Rhizoctonia violacea

Maladies

Les feuilles ne présentent aucun symptôme.

La base des tiges et des racines se couvrent d'un feutrage violet formé de mycélium.
En pénétrant dans les tissus, le champignon forme une gaine de pourriture autour des vaisseaux véhiculant la sève. Ces derniers pourrissent à leur tour, entraînant un flétrissement brutal de la plante.

Au printemps, après récolte, les pieds atteints poussent très mal. Ils donnent des rameaux courts et faibles (balai). Ces pieds finissent par mourir l'année suivante.

La maladie se manifeste également par des jaunissements et dessèchements des tiges en été.

Cycle de développement

Le champignon peut vivre très profondément dans le sol.
Il se propage à la surface des racines des plantes atteintes en donnant des filaments violets enchevêtrés qui forment par endroits des petits sclérotes appelés « corps militaires » à partir desquels s’effectue la pénétration du champignon dans les racines.
Ce feutrage mycélien permet l’extension de la maladie dans le sol.

Facteurs favorables

La maladie se rencontre sur un grand nombre d’espèces végétales cultivées (carotte, luzerne, betterave…) mais également sauvages (oseille sauvage, liseron, pissenlit, stellaire, chénopode, séneçon…).
Les excès d’eau, les sols acides et fortement chargés en matières organiques favorisent le développement de ce parasite.

Dégâts

C’est le parasite le plus dangereux des aspergeraies.
L’attaque s’effectue par foyers : les zones atteintes sont en forme de cercles de 10 à 25m de diamètre.
La progression de la maladie est lente, mais fatale (environ 1m par an).
Il n’existe aucun moyen de lutte.

Mesures prophylactiques

Une fois l’attaque démarrée, il n’existe aucun moyen de lutte chimique pour la stopper.

Les mesures préventives sont donc primordiales :
proscrire les sols dont les cultures précédant l’implantation de l’aspergeraie ont été susceptibles d’être contaminées par le rhizoctone violet.Les précédents à fort risque sont l’asperge, la betterave, la carotte, la pomme de terre et la majorité des légumineuses.

-éviter les sols acides, les sols mal drainés et les fumures organiques.

-proscrire les opérations ou pratiques qui génèrent des blessures au niveau des griffes

-utiliser des griffes saines mêmes’il est impossible de garantir l’absence de rhizoctone

-préventivement, traiter par trempage les griffes à l’eau de javel avant plantation.

Compte tenu des incidences économiques majeures, il est préférable d’adopter cette solution brutale plutôt que d’introduire du rhizoctone dans la parcelle qui serait alors définitivement condamnée à la culture de l’asperge.