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Phytoptes du pommier et du poirier

Phytoptes du pommier et du poirier

Ravageurs

Plusieurs espèces de phytoptes sont visibles sur pommiers et poiriers :
- Phytopte libre du pommier : Aculus schlechtendali.
- Phytopte libre du poirier : Epitrimerus pyri.
- Phytopte cécidogène du poirier : Eriophyes pyri.
Ces acariens sont invisibles à l’œil nu. Seul un spécialiste peut différencier sous microscope les différentes espèces.

Cycle de développement

Plusieurs générations se succèdent au cours de la saison, selon les conditions climatiques.

Les adultes s’alimentent et se reproduisent dans les tissus de la plante, y provoquant des galles. Ils hivernent dans les bourgeons. Ensuite, au moment de la floraison et pendant toute la saison, ils sont présents sur le feuillage. Lors de la ponte, les œufs sont déposés sur les parties vertes des fruits ou sur les bourgeons végétatifs et donneront naissance à des larves en mai.

Durant le mois de mai, l’accroissement de la population est assez faible, il s’accélère avec l’augmentation des températures.

A la fin du mois d’août, on peut trouver jusqu'à 500 individus par feuille.

La durée du cycle est fonction de la température. Elle est de 39 jours à 10°C, de 16 jours à 16°C et de 10 jours à 22°C.

Dégâts

Les dégâts sont légèrement différents selon les phytoptes.
Les phytoptes libres provoquent un ralentissement de la végétation.
Sur poirier, on observe un brunissement et un dessèchement du feuillage et une rugosité au niveau des fruits. Lorsque les populations d’hiver sont très importantes, il y a déformation des pousses et de petites nécroses sur les jeunes feuilles.
Sur pommier, il y a bronzage des feuilles, brunissement de la face inférieure des feuilles et également rugosité des fruits. Les dégâts sur fruits conduisent à une diminution des critères de qualité et donc une dépréciation marchande.
Les phytoptes cécidogènes provoquent l’érinose du poirier qui correspond à l’abondance des galles. Suite aux piqûres des phytoptes adultes sur les jeunes feuilles, on observe une hypertrophie des cellules épidermiques qui vont se boursoufler puis s’ouvrir. Les phytoptes forment une galle où ils vont vivre en se nourrissant du tissu palissadique sous-jacent, et se reproduire. Les galles apparaissent comme de petites protubérances vert clair qui virent au rouge puis brunissent. Les feuilles attaquées se dessèchent puis tombent. Lorsque les fleurs ou les fruits sont atteints, ils se déforment, se dessèchent et tombent prématurément.

Mesures prophylactiques

L’observation doit être réalisée à l’aide d’une loupe à fort grossissement (x 20 ou x 30).
2 observations sont nécessaires :
-Au stade E2 (stade où les sépales laissent voir les pétales), il faut observer 100 feuilles en rosette (2 feuilles sur 50 arbres choisis aléatoirement). Cette observation est indispensable.
-Au début de l’été, l’observation portera sur 100 pousses.

Quelle que soit l’observation réalisée, le seuil est fixé à 10% : soit 10% de feuilles atteintes au stade E2, soit 10% de pousses atteintes au début de l’été.
La lutte s’articule autour de deux périodes critiques : le stade E2 du pommier et poirier et juillet. Dans les vergers fortement infestés, une intervention complémentaire courant août peut s’avérer nécessaire.