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Balanins

Balanins
Balaninus nucum

Ravageurs

Synonyme :

ver de la noisette

Cycle de développement

Les larves, après s’être nourri au détriment de l'amandon, trouent la coque de la noisette et tombent au sol.

Cette phase d’abandon des fruits dure 25 à 30 jours de fin juillet à fin août.

Elles s’enfouissent immédiatement entre 10 et 50 cm de profondeur pour rentrer dans une phase de diapause de 10 à 36 mois.

Après cette diapause de durée variable, elles vont se nymphoser en juin et juillet pour donner des imagos (forme parfaite de l’insecte). Ces jeunes adultes restent en terre jusqu’au printemps suivant.

Les sorties d’adultes s’opèrent entre mi avril et mi mai (pour les régions méridionales) jusqu’en juin (pour les régions septentrionales).

Les adultes se nourrissent alors en piquant les jeunes noisettes ou d’autres fruits tels que des cerises.

Les accouplements commencent fin mai.

Chaque femelle pond 20 à 30 œufs et les dépose sur la future coque non encore lignifiée.

L’incubation dure 5 à 9 jours. L’évolution larvaire à l’intérieur des coques s’étale sur 25 à 35 jours.

Compte tenu de sa période de diapause, le cycle complet de développement du balanin peut donc s’étaler sur cinq ans.

Dégâts

Le balanin est le ravageur qui cause le plus de dégâts dans les noiseraies.
Au printemps, il pique les jeunes noisettes pour se nourrir.
Ces piqûres sont des portes d’entrée pour le Botrytis et le Monilia.
En cas d’attaques par ces champignons, les glomérules atteints chutent précocement. Les variétés précoces sont les plus affectées.
En été, les noisettes tombent avec leur involucre qui renferme un amandon plus ou moins dévoré par la larve de l’insecte.
Ces noisettes possèdent à leur base un orifice circulaire correspondant au trou de sortie de la larve. Ce sont les variétés à coque fine (Cosford, Daviana) qui sont le plus affectées.
Les pertes de fruits véreux peuvent atteindre 50% dans le cas de vieux vergers non traités.

Mesures prophylactiques

La stratégie de lutte consiste à tuer les adultes avant la ponte. Une fois que la larve a pénétré dans la coque, la lutte devient impossible.

Le seuil d’intervention est de 1 balanin pour 12 charpentières secouées. Les frappages doivent se faire le matin par températures fraîches.

Sur les noiseraies en production, 2 périodes critiques doivent faire l’objet d’une vigilance particulière :la période d’émergences des adultes du sol et celle du début des pontes.

Toutefois, compte tenu du préjudice potentiel, une surveillance hebdomadaire reste indispensable.

En général, 3 à 4 traitements sont nécessaires pour contrôler le balanin.