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Enquête : les viticulteurs et le biocontrôle

Pleinecoute
28.10.2016
Pulvérisateur dans parcelle de vigne

Les viticulteurs pourront disposer dès 2017, de nouveaux produits de biocontrôle. Une enquête révèle leurs attentes.

Si 23 % des viticulteurs interrogés connaissent bien les produits de biocontrôle, plus d’un viticulteur sur deux (58 %) connait le mot « biocontrôle » mais ne sait pas précisément de quoi il s’agit. 19 % reconnaissent même ne pas savoir ce qui se cache derrière ce terme. Pour ceux qui connaissent, c’est avant tout via la presse viticole que l’information a été prise : dans plus d’un cas sur deux. Pour les autres, la transmission des données s’est faite via leur distributeur (18,6 %), l’Institut Français de la Vigne (8,5 %), leurs collègues ou leurs prescripteurs.

57 % des utilisateurs, satisfaits

Près d’un viticulteur sur trois a utilisé, sur les trois dernières années, un produit de biocontrôle. Les spécialités les plus fréquemment citées : Rak (dans 45 % des cas), Beloukha (30 %), Isonet (25 %), Serenade Max et Esquive (20 %). 57 % des utilisateurs se disent totalement satisfaits de ces produits et souhaitent les réutiliser. 38 % sont partiellement satisfaits et pas certains de souhaiter en réutiliser une prochaine fois. Enfin, 5 % sont convaincus qu’ils n’en réutiliseront pas. Les principaux freins évoqués : le coût, jugé trop élevé, l’offre restreinte, la difficulté de juger, sur deux ou trois millésimes, l’efficacité réelle de ces produits de biocontrôle et, dans une moindre mesure, la facilité d’emploi. Les utilisateurs, séduits par ces spécialités, mettent en avant leur efficacité et le fait que ces produits feront, à l’avenir, partie des futures stratégies de traitement. Donc, autant les utiliser dès à présent.

Une image positive mais des réticences à les utiliser

À la question pourquoi utiliser les produits de biocontrôle ? Les réponses sont variées. Sont mis en avant l’image positive de ces spécialités, le fait que certains cahiers des charges (cave coopérative, GMS, négociants…) les intègrent, la possibilité grâce à eux de réduire son IFT, le fait de pouvoir gérer au mieux les résistances en intégrant dans les programmes de nouvelles familles de produits aux modes d’action différents ou encore l’envie de respecter l’environnement. Toutefois, 51,8 % des viticulteurs interrogés comptent intégrer ces produits de biocontrôle dans leurs programmes de traitement à venir et 44,6 % sont en réflexion. Les autres sont indécis.

Typologie des exploitations

73 viticulteurs ont répondu à l’enquête : 
- 38,4 % pratiquent une agriculture à haute valeur environnementale.
- 31,5 % sont en agriculture raisonnée.
- 11 % en agri conventionnelle.
- 8,2 % en agri bio.
- 10,9 % autre.