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Néonicotinoïdes : une proposition de moratoire européen sans fondement

Syngenta
05.02.2015
Ruches dans colza

La Sénat a rejeté une proposition de résolution pour un moratoire sur les néonicotinoïdes au niveau européen.

Syngenta donne sa position.

Nous accueillons positivement la décision du Sénat de rejeter une résolution proposant la mise en place d’un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes au niveau européen.

En effet, cette proposition ne repose sur aucun fait scientifique étayé. Au contraire elle s’appuie sur une analyse entre autres « Task Force on Systemic Pesticides, UICN ; juin 2014 », dont l’intégrité scientifique est largement remise en cause tel que relayé par les médias internationaux :
- “Scientists accused of plotting to get pesticides banned”, The Times; 4 décembre 2014;
- “Bee Experts Dismantle Touted 'Harvard' Neonics-Colony Collapse Disorder Study As 'Activist Science”, The Huffington Post; 16 décembre 2014 ; 
- “Bee scientists cast fresh doubt on pesticides ban”, The Times; 16 janvier 2015.

Elle néglige par ailleurs de prendre en compte les résultats de nombreuses études scientifiques qui démontrent la cause multifactorielle du déclin des abeilles et l’impact minime que posent les néonicotinoïdes lorsqu’ils sont utilisés selon les recommandations (liste non-exhaustive) :
- “A restatement of the natural science evidence base concerning neonicotinoid insecticides and insect pollinators”, Proceedings of the Royal society; mai 2014; 
- “Is Varroa Destructor or Neonicotinoid Pesticides Responsible for Bee Health Decline?”, Center for Regulatory Effectiveness CRE; octobre 2014 ; 
- “Losses of honey bee colonies over the 2013/14 winter”; Coloss, juillet 2014; 
- “A Four-Year Field Program Investigating Long-Term Effects of Repeated Exposure of Honey Bee Colonies to Flowering Crops Treated with Thiamethoxam”, PLOS One; octobre 2013.

Au vu de l’absence de preuves scientifiques valides, le principe de précaution ne peut s’appliquer avec discernement.
Enfin, cette décision prend en compte la question économique puisque en cas de moratoire, les dommages économiques au sein de l’Union Européenne sont estimés à environ 4,5 milliards d‘euros et au moins 50 000 emplois agricoles (Union des industries de protection des plantes).

Nous rappelons que la santé des insectes pollinisateurs, dont les abeilles, est essentielle à l’agriculture et à nos activités. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une lutte quotidienne pour leur préservation au travers d’un programme enclenché il y a plus de 10 ans, l’Opération pollinisateurs.