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L'agriculture au centre de la biodiversité cultivée et sauvage

Syngenta
04.01.2016

Quelles sont les pistes pour préserver la biodiversité sauvage et la biodiversité cultivée face au changement climatique ? 

Une conférence était organisée le 9 décembre 2015 sur ce thème en marge de l’exposition Solutions 21, installée dans le Grand Palais durant la COP21. Syngenta y a pris part.

La biodiversité bouge tout le temps

La conférence était articulée autour d’un débat entre Pierre-Henri Gouyon, professeur au Musée National d'Histoire Naturelle et André Fougeroux, responsable biodiversité chez Syngenta. « La biodiversité bouge tout le temps, explique ce dernier. L’agriculture contribue à la biodiversité cultivée et ses pratiques doivent limiter l’impact sur la biodiversité sauvage. » Cette notion d’évolution se retrouve dans la définition donnée en préambule par Pierre-Henri Gouyon, qui écarte l'idée d'une liste figée d'espèces : « La biodiversité se manifeste grâce à un équilibre biologique dynamique, et actuellement, cette dynamique est en perte de vitesse, menacée par l’homme, par le changement climatique. »

350 variétés de blé au catalogue, un gage de qualité

Quelle place pour l’agriculture dans ce constat ? « L’erreur, en matière de protection des plantes a été de croire qu’une seule solution pouvait tout résoudre, reconnait André Fougeroux. Aujourd’hui, on raisonne dans le cadre de la protection intégrée, on combine les solutions. L’agronomie tient toute sa place. »

Pour faire face au changement climatique mais aussi optimiser le recours aux produits de protection des plantes, Pierre-Henri Gouyon milite pour l’introduction de plus de biodiversité au sein des parcelles cultivées, afin de gagner en rusticité. Pour y parvenir, la multiplication des semences à la ferme est selon lui un moyen de faire émerger des plantes adaptées. De son côté, André Fougeroux rappelle qu’il existe 350 variétés de blés inscrites au catalogue et qu’elles répondent aux exigences de tolérances aux maladies, de rendement par rapport aux conditions climatiques. Et sont gage de qualité. « Les variétés anciennes ne sont pas forcement la solution, complète-t-il. Au 18ème siècle, la rouille brune a ravagé le blé qui, à cette époque, était bien plus rustique que les espèces actuelles. Pour enrayer l'épidémie, il a fallu détruire la plante hôte, l'épine-vinette, qui du coup n'existe plus. »

> Pour en savoir plus sur les conférences Solutions 21, consultez l'article : "Solutions COP21 : la parcelle agricole, premier bastion de la lutte anti-gaspillage"