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Oïdium de la vigne : enseignements de l’enquête 2012

Vigne
08.01.2013
Oïdium de la vigne : éclatement des grains

La pression de l’oïdium a été très forte cette année dans de nombreux vignobles. Syngenta a mené l’enquête. Edith Tusseau, chef de produits vigne chez Syngenta, la commente.

Que retenir de l’année 2012 en matière d’oïdium ?

Edith Tusseau : 2012 a été une année historique. En effet, la pression de l’oïdium a été très forte dans la plupart des vignobles et la lutte a souvent été difficile. Afin de toujours mieux accompagner les viticulteurs dans la protection de leurs vignes, l’équipe vigne Syngenta a réalisé une enquête qui a permis de recueillir leurs préoccupations et leurs attentes à propos de l’oïdium de la vigne.

Que retenir de cette enquête ?

E.T : Les résultats de notre enquête ont confirmé nos soupçons. Plus de 75 % des viticulteurs interrogés ont affirmé avoir eu des difficultés à gérer l’oïdium cette année. Les attaques d’oïdium ont eu lieu majoritairement sur grappes pour 87% des répondants et plus de 1 viticulteur sur 3 (37 %) a eu une intensité d’attaque supérieure à 15 %, seuil à partir duquel les défauts organoleptiques dans les vins deviennent rédhibitoires.

Selon les viticulteurs, un démarrage plus précoce et une meilleure qualité de la pulvérisation sont des éléments clés dans la lutte contre l’oïdium. En effet, les contaminations primaires 

Edith Tusseau, chef de produits vigne chez Syngentad’oïdium sont très difficiles à détecter et l’utilisation de modèles est peu répandue. Cela rend le démarrage de la protection difficile. Par ailleurs, un pulvérisateur bien réglé et une pulvérisation fine et soignée face par face permettent d’optimiser l’efficacité d’un traitement.

Lorsqu’ils s’informent sur l’oïdium, les viticulteurs recherchent principalement des informations concernant la date du 1er traitement, la cadence de renouvellement des traitements, les moyens de lutte et la situation de résistance vis-à-vis des matières actives présentes sur le marché.

Quelles sont les actions que vous allez mettre en œuvre ?

E.T : Afin d’éviter qu’une année comme 2012 ne se reproduise, nous allons être plus présents auprès des viticulteurs en les informant au mieux sur la maladie grâce notamment au dossier oïdium en ligne sur notre site internet. Des journées de formation pour les viticulteurs seront organisées prochainement pour faire un état des connaissances sur la maladie, les moyens de lutte et les solutions existantes pour protéger la vigne. Enfin, nous attendons de nouvelles solutions très performantes pour renforcer la lutte contre l’oïdium de la vigne. Dès 2013, ces innovations pourront pleinement s’intégrer dans les nouveaux programmes de lutte anti-oïdium.