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Les vignerons ont testé les biocontrôles Bastid et Blason

Vigne
30.11.2017
Entretien de cuve au chai par un vigneron

Plusieurs vignerons racontent leur expérience avec Bastid et Blason pour gérer leur protection mildiou et oïdium.

« Pour accompagner le passage à la certification HVE »

Christophe Boulard, Champagne Boulard (51)
Portrait d'un viticulteur Boulard Champagne« Notre vignoble est conduit actuellement en viticulture conventionnelle et nous souhaitons nous engager dans une certification HVE (Haute Valeur Environnementale). C’est pourquoi nous avons mis en place un essai avec la nouvelle spécialité de biocontrôle Bastid sur une parcelle de 5 ares où nous avons réalisé 4 applications de Bastid jusqu’à la floraison avec un anti-mildiou et un anti-oïdium à 50 % de leurs doses. Dans ce même essai, nous avons terminé la protection avec Bastid appliqué sur 2 traitements avant de terminer par une application de cuivre. Les résultats étaient très proches de la conduite en conventionnel même si on a pu constater quelques différences au niveau du feuillage fin juillet. Nous envisageons d’étendre notre expérimentation Bastid sur 30 ares l’an prochain afin de mieux connaître et maîtriser cette innovation qui devrait nous permettre d’accompagner la réduction des doses de produits phytosanitaires. »

« Une solution d’avenir pour réduire les doses des produits conventionnels »

Alain Berthon, Cuverie Latour (07)
Portrait d'un viticulteur Berthon de la Cuverie Lathour« La Cuverie Latour est engagée dans la réduction des doses de produits phytosanitaires depuis plus de 10 ans avec des méthodes comme Optidose notamment. Le biocontrôle fait partie des méthodes alternatives à suivre de très près. En 2017, Blason a notamment été testé dans une parcelle de deux hectares en comparaison avec la méthode Optidose en encadrement de floraison sur deux applications. La modalité Optidose était en réduction de doses de 40 à 66 % et la modalité Blason en réduction de doses de 30 à 40 % selon les spécialités anti-mildiou et anti-oïdium. Malgré quelques pluies contaminatrices qui ont suivi ces deux applications, nous avons pu observer moins de contaminations mildiou sur la modalité Blason que sur la modalité Optidose. Au final, la modalité Blason est au moins aussi bien que la modalité Optidose sur mildiou et oïdium. Nous allons donc continuer à développer des essais avec ce nouveau produit de biocontrôle afin de sensibiliser nos vignerons à l’intérêt de cette solution d’avenir »

« Protéger mes vignes avec des produits naturels »

Vincent Bordenave, Château Haut-Canteloup (33)
Portrait d'un viticulteur V.Bordenave Chateau Haut-Canteloup« J’ai la volonté d’utiliser de plus en plus de produits d’origine naturelle pour protéger mes vignes vis-à-vis de mon environnement, de mes salariés et de moi-même. C’est pourquoi je m’intéresse au biocontrôle et j’ai donc testé en 2017 la nouvelle spécialité Blason sur les 3 derniers traitements en post-floraison avec une dose de cuivre réduite de moitié. Le résultat est un franc succès sur oïdium et sur mildiou, je n’ai pas constaté de différence par rapport aux vignes protégées de façon conventionnelle. En 2018, j’envisage d’utiliser Blason sur 6 hectares à la fois en début de saison sur les 3 premiers traitements et aussi en fin de saison comme en 2017. »

« Bastid pour réduire les doses avec un objectif de gestion des résidus »

Philippe Chamayrac, Domaine de Mire l’Etang, La Clape (11)
Portrait d'un viticulteur Chamayrac du Domaine Mire de l'étang« Le Domaine est en viticulture raisonnée depuis 2003 et il fait également partie du réseau de fermes Dephy Ecophyto qui produit des références et assure la démonstration et la promotion des pratiques économes en produits phytosanitaires. Nous sommes donc très motivés par la réduction des doses des produits conventionnels et c’est donc tout naturellement que nous nous intéressons aux biocontrôles. En 2017, nous avons mis en place un essai sur 10 hectares (5 cépages) où nous avons positionné la nouvelle spécialité Bastid avec un anti-oïdium en réduction de dose de 30 % début mai puis nous avons réalisé une autre application de Bastid avant la floraison avec un anti-oïdium et un anti-mildiou en réduction de doses de 30 % également. Nous avons pu observer un très bon contrôle de l’oïdium et quelques tâches de mildiou sur feuilles qu’on retrouve également sur les parcelles avec le programme conventionnel. Ces bons résultats seront à confirmer en 2018 car la pression maladie était faible. Nous allons d’ailleurs tester Bastid sur toute la saison. Le recours à des produits de biocontrôle, associé à une diminution des doses de produits conventionnels nous semble très porteur d’avenir dans le cadre de la gestion des résidus. »

« De bons résultats sur mildiou et oïdium en 2017 »

Olivier Desroches, viticulteur en Bourgogne
Portrait d'un viticulteur Desroches Bourgogne« Une spécialité de biocontrôle comme Blason m’intéresse pour la possibilité de réduire les doses ainsi que pour son origine naturelle et le fait qu’elle soit un produit sans classement pour l’utilisateur et l’environnement. Je l’ai testée tout au long de la campagne en association avec des spécialités anti-mildiou et anti-oïdium en réduction de doses de 30 %. Dans le contexte de l’année 2017, avec une faible pression maladie, le résultat était parfait. Je vais poursuivre des essais en 2018 avec Blason sur 3 hectares, toujours en association avec des produits anti-mildiou et anti-oïdium en réduction de dose de 30 % et sur une parcelle de 50 ares, je vais tenter d’aller plus loin dans la réduction des doses à hauteur de 50 %. »

« Bastid / Blason pour réduire les doses de cuivre en fin de saison »

Jean-Jacques Balikian, responsable technique
Association des Vignerons de la Ste Victoire​

Portrait d'un distributeur Association des vignerons de Ste Victoire - Jean Jacques Balikian« Nos 30 vignerons adhérents produisent essentiellement du rosé en appellation Côtes de Provence Ste Victoire. Après la nouaison, ils hésitent à utiliser du cuivre pour protéger leur vignoble car ce composé est un antagoniste des précurseurs de thiols* qui confèrent aux vins rosés une fraîcheur aromatique appréciée des consommateurs. La nouvelle spécialité de biocontrôle Bastid / Blason devrait nous permettre de diminuer les doses de cuivre et ainsi satisfaire notre objectif qualitatif. Nous allons donc mettre en place des parcelles de référence afin de préciser le positionnement de ce nouveau produit de biocontrôle dans notre programme. Cette innovation va également permettre à nos vignerons de se rapprocher du bio en utilisant un produit naturel pour protéger leurs vignes tout en conservant une souplesse d’utilisation. Les vignerons sont également sensibles à l’utilisation de produits non classés pour l’applicateur et d’origine naturelle. »

*arômes spécifiques de certains cépages.

« Bastid, très bons résultats sur oïdium »

Didier Costeseque, responsable technique vignobles
Maison Lorgeril au Château de Pennautier (11)

Portrait de D.Costeseque Maison Lorgeril« Notre domaine est classé HVE (Haute Valeur Environnementale) niveau 3 et nous sommes très sensibles aux questions environnementales. Nous utilisons ainsi des produits avec des ZNT réduites et le biocontrôle fait déjà partie de notre programme puisque 120 hectares (sur 180 au Château de Pennautier) sont en confusion sexuelle. Nous avons donc très logiquement utilisé la nouvelle spécialité de biocontrôle, Bastid, sur une parcelle de 5 hectares en 2017 implantée en Merlot et Syrah. Nous avons réalisé deux applications de Bastid avant la floraison avec des spécialités anti-oïdium et anti-mildiou conventionnelles en réduction de doses de 30 % (15 mai et 25 mai). Le résultat est très prometteur avec une efficacité supérieure pour les parcelles protégées Bastid sur oïdium. Sur mildiou, il nous est difficile de conclure compte tenu de la faible pression de la campagne 2017. En 2018, nous allons tester Bastid sur des cépages sensibles à l’oïdium comme le Chardonnay et le Carignan en complément de panneaux récupérateurs pour aller encore plus loin dans la réduction des doses. Le profil environnemental de Bastid nous intéresse également car c’est une solution de biocontrôle en phase avec les attentes sociétales. »

« J’exporte une grande partie de ma production, et j’ai de plus en plus de questions sur la protection »

Thierry Darrimajou, producteur d’armagnac à Bourdalat (40)
Portrait d'un viticulteur T.Darrimajou producteur d'armagnac« Depuis quelques années, j’avais de l’oïdium sur Gros Manseng et Chardonnay, cette année j’ai remis à plat mon programme sur les conseils de mon technicien E.Baude de Vitivista en intégrant Bastid comme SDN pour renforcer les défenses naturelles avant fleur et après fleur. Habituellement, je réalisais un soufre fleur, en 2017, nous avons fait l’impasse sur ce traitement fleur et nous avons intégré deux nouveaux anti-oïdium spécifiques, les résultats sont très satisfaisants, même sur cépages sensibles. Nous sommes début octobre et les vignes sont encore vertes ! 
J’ai réalisé 9 traitements en 2017 dont 4 avec Bastid 2 L/ha + soufre à 4 kg/ha (T2-T3 et T6-T7), les rendements sont aussi bons qu’en 2016. Je suis très satisfait de ce nouveau programme car Bastid n’a pas de classement et me permet de gérer les résidus. C’est important pour rassurer mes clients acheteurs, en 2018 je vais reconduire cette nouvelle technique de protection… »