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Mildiou sur vigne, une pression exceptionnelle en Champagne

Vigne
20.07.2021
Mildiou sur vigne, une pression exceptionnelle

Le mildiou est présent partout dans le vignoble champenois. La protection des organes encore sains est désormais la priorité.

Après les pluies abondantes autour du 14 juillet, plus de 100 mm par endroit, la situation dans le vignoble champenois semble désormais hors de contrôle. Malgré la cadence des traitements, le mildiou est bien installé : sur feuilles dans la majorité des vignes et sur grappes, dans près d’une parcelle sur deux. Rot gris et rot brun cohabitent parfois même sur une même grappe. Les attaques sont tellement fortes dans certaines parcelles que les vignerons n’iront probablement pas les vendanger. Suite aux différents épisodes pluvieux, plusieurs cycles d’incubation sont encore en cours : de nouvelles sorties de tâches sur les feuilles, et des extériorisations de symptômes sur les grappes, sont donc à prévoir dans les semaines à venir. La gestion du risque mildiou reste la priorité : cela passe par une bonne prévention des prochaines contaminations, pour préserver les organes encore sains.

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08/07/2021
Mildiou sur vigne, la situation évolue rapidement
Le mildiou profite d’une humidité quasi constante, de températures douces et d’une faible luminosité pour se développer dans les vignes.
La situation mildiou évolue rapidement dans la plupart des vignobles du territoire, à la faveur d’une hygrométrie élevée, entretenue par de fines pluies, accompagnées d’une faible luminosité. Dans certaines parcelles, le contexte peut même devenir critique. Des tâches ont été repérées sur feuilles et sur grappes et de nouvelles contaminations apparaissent régulièrement. Les conditions idéales de germination sont, pour les spores, des températures avoisinant les 25 °C avec une humidité relative comprise entre 40 et 100 % : des conditions correspondant au climat de ces derniers jours. La vigueur de la végétation et l’entassement des feuilles constituent des facteurs aggravants, tout comme la présence de la maladie les années antérieures. La vigilance doit également être de mise dans les parcelles historiquement touchées par le black-rot, maladie qui apprécie les mêmes conditions climatiques.

22/06/2021
Grêle sur vigne, quel comportement adopter ?
Les impacts de grêle restent des portes d’entrée pour les champignons parasites. La protection fongicide doit être renforcée.
Après le gel du mois d’avril, plusieurs vignobles ont subi de violents épisodes de grêle ce week-end. Dans les régions méridionales, la période comprise entre le 15 et le 21 juin est considérée comme la date butoir pour retailler la vigne après des dégâts de grêle et permettre ainsi un aoûtement suffisant des rameaux de la nouvelle génération. L’objectif est alors de maintenir 4 à 5 pousses vigoureuses par souche. Dans les zones plus septentrionales, il est préférable de protéger la vigne contre le mildiou et l’oïdium pour permettre une bonne mise en réserve et un fonctionnement du feuillage jusqu’à l’automne. À surveiller également : le développement possible du rot-blanc, un champignon parasite présent sur le sol dont les spores peuvent être émises par les éclaboussures de la grêle sur les blessures de raisins. Les spores germent et produisent un mycélium, qui envahit les baies par le canal de leur pédoncule. La grappe entière finit par sécher et les grains momifiés sont recouverts de pustules blanches. Le meilleur allié du vigneron reste un temps chaud et sec qui stoppera le développement du rot-blanc.

08/06/2021
Maladies de la vigne, premières taches observées
Mildiou et oïdium doivent rester sous surveillance sur vigne même si le risque reste, pour l’heure, modéré.
Les pluies de la semaine passée ont entraîné quelques contaminations épidémiques dans les vignobles. Les premières taches de mildiou ont été repérées, liées aux contaminations de la période du 16 au 20 mai. Les températures basses de ces derniers jours ont rallongé le temps d’incubation mais la hausse du thermomètre attendue dans les jours à venir devrait accélérer le développement du champignon, surtout si les épisodes orageux prévus se manifestent. En revanche, aucun symptôme d’oïdium n’a été observé, pour l’instant, mais la vigilance reste de mise, notamment dans les parcelles à pression historique. La mise en place des effeuillages, pour aérer les rangs et exposer les grappes aux UV, reste le moyen de lutte prophylactique le plus efficace pour limiter le développement du champignon.

25/05/2021
Sur vigne, vigilance sur le front des maladies
La pluie de ces dernières semaines amène à surveiller l’évolution des maladies de la vigne.
La succession de périodes pluvieuses dans la plupart des vignobles ces derniers jours augmente le risque vis-à-vis des maladies comme le mildiou, l’oïdium et le black-rot. Les premières contaminations épidémiques ont débuté : c’est le cas notamment en Touraine où les premières taches de mildiou sont attendues vers la fin mai à début juin. Les températures basses actuelles allongent les temps d’incubation. Pour lutter contre l’oïdium, certains moyens prophylactiques existent comme la mise en place des effeuillages pour aérer la vigne et exposer ainsi les grappes aux UV : une stratégie pour limiter l’installation et le développement de la maladie. Contre le black rot, l’enjeu est d’éliminer les pampres particulièrement sensibles aux contaminations primaires de par leur proximité avec le sol. Ne pas oublier non plus de jeter un œil sur la liste des solutions de biocontrôle.

04/05/2021
Maladies de la vigne : risque plus élevé avec le retour des pluies
Un climat plus humide devrait augmenter le risque maladie dans les vignobles.
Les modèles de prévision des maladies de la vigne annoncent pour l’heure des risques modérés. C’est le cas notamment pour le mildiou. Mais le retour des pluies, déjà acté ou à venir, pourrait provoquer la dissémination de contaminations épidémiques d’autant que les œufs arrivent à maturité. Concernant le black-rot, surveiller en priorité les parcelles « historiques », là où la maladie a déjà sévi. En Aquitaine, les premières contaminations ont été enregistrées à la faveur des pluies : le risque peut augmenter en cas de dégradation orageuse.
Pour l’oïdium, les parcelles n’ont pas encore atteint le stade sensible des grappes (G15-Boutons agglomérés). Localement, les contaminations climatiques actuelles (couvert, orageux) pourraient être favorables au développement du champignon.

En savoir plus :
Dossier mildiou de la vigne
Dossier oïdium de la vigne