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Expérience réussie avec des programmes biocontrôles en 2018

Vigne
19.10.2018
Parcelle ,de vigne conduite en biocontrôle en 2018 en Côtes de Blaye

Légende photo : Parcelle conduite en biocontrôle en 2018 en Côtes de Blaye. Rendement : 63,5 hl/ha. IFT conventionnel 8,27 ; IFT Biocontrôle 8,5.

Malgré un mildiou très virulent, les biocontrôles Bastid/Blason et Redeli ont fait la preuve de leur efficacité en programme.

Les biocontrôles en début et en fin de programme

« En 2018, nous avons mis en place des programmes biocontrôles chez 9 vignerons dans le sud-ouest afin de valider l’efficacité de ces programmes mais également de démontrer leur intérêt pour réduire les IFT » explique Gilles Robert, ingénieur conseil dans cette région. « Les spécialités Bastid®/Blason® et Redeli® ont été positionnées en début et en fin de programme avec des produits de contact en réduction de doses, mais pour le cœur de programme (floraison-nouaison), nous avons recommandé de maintenir une protection avec des fongicides de synthèse à action pénétrante (voir dispositif ci-après) » souligne Gilles Robert.

Les trois autres consignes étaient : démarrer tôt la protection fongicide (dès le stade 2-3 feuilles), renouveler les applications en présence de pluie > à 20 mm et soigner la pulvérisation avec un traitement face par face au moment de la floraison.

Une récolte assurée et des IFT réduits de 30 % en moyenne

Alors que le contexte mildiou de la campagne 2018 était exceptionnel, les vignerons qui ont mis en œuvre ce programme et suivi ces recommandations ont obtenu de très bons résultats avec un rendement équivalent aux programmes conventionnels et surtout des IFT conventionnels en forte réduction (de 8,7 à 11,7 selon les parcelles à comparer à des IFT > 15-16 dans la plupart des programmes en 2018). « Les IFT biocontrôles (de 5 à 8,5) sont comptabilisés mais comptent pour zéro » explique Gilles Robert. « Une seule parcelle a lâché avec 50 % de perte », ajoute l’ingénieur conseil, à Duras où le vigneron a été confronté à 2 orages successifs, 40 mm le 30 mai et 60 mm 3 jours plus tard avec un renouvellement de traitement difficile. En revanche, rappelle Gilles Robert, « il est essentiel de maintenir une protection fongicide avec des produits conventionnels (pénétrants) entre la floraison et la nouaison. La campagne 2018 a confirmé aux vignerons l’importance d’une protection haut de gamme sur cette période de haute sensibilité ». Pour preuve, une parcelle qui était conduite en 100 % biocontrôle + cuivre, sur toute la campagne, a perdu 60 % de son potentiel malgré des traitements rapprochés.

Au-delà de la réduction des IFT, l’intégration de solutions de biocontrôles en début et en fin de protection permet de répondre également aux nouvelles exigences de la filière viti-vinicole avec un choix de solutions compatibles avec les cahiers des charges et une maîtrise des résidus.

Vincent Bordenave, Château Haut Canteloup, Blaye
Portrait d'un viticulteur V.Bordenave Chateau Haut-Canteloup« Avec le programme biocontrôle sur une parcelle de Merlot de 6 hectares, malgré une très forte pression mildiou, j’ai obtenu le même rendement (65 hl/ha) qu’avec un programme conventionnel. Cela m’a conforté dans l’intérêt de mettre en œuvre ce type de programme afin de répondre aux exigences environnementales mais aussi de la filière ».

Le dispositif mis en place

9 parcelles de 3 à 12 hectares dans le Bordelais (6), Cognac (2), Gers (1).
Principaux cépages : Merlot, Cabernet Sauvignon, Ugni blanc, Sauvignon.

Programme de base 2018 :
T1 et T2 : Bastid/Blason + produit de contact en réduction de dose* + soufre
T3 : Redeli + contact 
T4/T5/T6 : produits de synthèse (pénétrants)
T7 à T9 : Bastid/Blason ou Redeli + produits de contacts en réduction de dose

*La réduction de dose des spécialités de contact (cuivre, metirame, zoxamide) se situe entre 30 et 50 %.