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Pluie et douceur ont profité aux tournesols

Tournesol
20.07.2021
Champ de tournesols au stade floraison

Le climat de ces dernières semaines a été favorable à la croissance des tournesols et parfois, au développement des maladies.

La floraison des tournesols est désormais amorcée dans la plupart des régions de production. Les conditions douces et pluvieuses de ces dernières semaines ont été favorables à la croissance des cultures : les biomasses sont élevées et les hauteurs de couvert, importantes. La floraison reste une étape clé de l’élaboration du rendement. À ce stade, une bonne alimentation hydrique est capitale. Malgré les fortes surfaces foliaires, favorables à la transpiration, l’eau ne devrait pas, cette année, être un facteur limitant pour ce stade clé. Mais attention, ces conditions climatiques profitent également aux maladies. Les premiers symptômes commencent à être observés, à commencer par le phomopsis sur les feuilles. Il se caractérise par une tâche triangulaire brun tabac, dont la pointe progresse vers la tige en empruntant les nervures. La maladie n’est préjudiciable que lorsqu’elle atteint la tige. Quelques cas également d’attaques de sclérotinia sur tiges sont signalés.

29/06/2021
Tournesol : raisonner la lutte contre le phomopsis
Les tournesols atteignent désormais le stade adéquat pour gérer le risque phomopsis.
L’année se présente avec un potentiel de risque élevé vis-à-vis du phomopsis dans les parcelles de tournesol. C’est le cas notamment dans le Sud-Ouest où toutes les conditions semblent actuellement rencontrées pour favoriser le développement du champignon : végétation bien développée, peuplements élevés et pluies fréquentes. Si les moyens d’action, en amont (choix variétal, densité de semis, gestion de la fertilisation,) n’ont pas été suffisants, l’application d’un fongicide paraît incontournable. Le risque est considéré comme élevé, au stade « limite passage tracteur » (entre les stades E1-E2), pour les variétés sensibles. Il l’est aussi pour les variétés peu sensibles si ces dernières sont implantées dans des sols profonds, ou dans des sols moyennement profonds semés avant le 15 avril, avec un peuplement de plus de 60 000 plantes/ha et avec des reliquats azotés élevés. Pour les variétés très peu sensibles, le risque doit être pris en compte uniquement si la parcelle présente un fort développement végétatif et est implantée en sols profonds.