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Orienter le désherbage en grandes cultures grâce à Vigie flore

Terres de progrès
27.05.2019
Vigieflore

Le service Vigie Flore offre une vision précise de l’évolution de la flore dans les parcelles et des pratiques de désherbage.

Une base de données « unique » sur l’évolution de la flore

Avec plus de 19 000 parcelles enquêtées et 2,3 millions de données collectées depuis son lancement en 2004, le service Vigie Flore de Syngenta est une mine de renseignements concernant l’évolution de la flore en France. Le principe ? En partenariat avec un distributeur ou un prescripteur, Syngenta réalise une étude sur 100 à 200 parcelles sur un territoire donné, interrogeant les agriculteurs et surveillant les parcelles.

L’objet ne se cantonne pas au suivi de la flore après désherbage, les pratiques agricoles et les itinéraires sont renseignés. Les résultats sont partagés avec les producteurs et le partenaire.

Un regard aiguisé sur la culture de maïs

Quatre cultures sont concernées : maïs, céréales à paille, tournesol et colza ; le maïs ayant le plus d’antériorité. « Vigie Flore s’intègre parfaitement dans le cadre de la stratégie Terres de progrès, souligne Pascal Gautier, responsable Développement transversal en charge du service. Cette base de données est très précieuse pour orienter la gestion des adventices pour l’avenir. » Vigie Flore offre ainsi un regard précis sur les tendances, notamment pour le maïs : « 90 % des bassins de productions sont couverts, dans des contextes très variés », précise Pascal Gautier. Par ailleurs, l’acquisition de données sur les céréales à paille s’intensifie depuis plusieurs campagnes.

Moins de labour, des semis plus précoces

Parmi les enseignements notables : le recul mesuré de la pratique du labour. Il concernait 82 % des parcelles entre 2006 et 2009, 71 % en 2015, et si les chiffres ne sont pas publiés, la tendance se poursuit. Dans le même temps, les graminées, qu’elles soient estivales, céréalières ou difficiles, sont plus nombreuses. Même constat pour les dicotylédones classiques et difficiles. Sur maïs, les semis de plus en plus précoces ont aussi leur influence, favorisant une flore d’origine « céréalière » (ray-grass, vulpin, véronique…). « Les dernières tendances montrent aussi un déploiement des vivaces et des espèces préoccupantes comme le datura ou les ambroisies », complète Pascal Gautier. Des constats sont toutefois hétérogènes d’une région à l’autre.

Orienter les pratiques de demain

Les tendances de désherbage apportent leurs lots d’enseignements. « On constate que les démarches d’accompagnement, pour certaines molécules sensibles, fonctionnent, détaille Pascal Gautier. Les doses pour le S-métolachlore sont en baisse. » Néanmoins, il faut noter que les inhibiteurs de l’ALS sont davantage présents dans les programmes. Dans le Nord-Ouest, ils sont utilisés dans 94 % des cas en 2015, contre 30 % entre 2005 et 2008. Or, cette famille présente un risque potentiel de résistance. « Alors que les situations d’échecs du désherbage vont en croissant, Vigie Flore offre des informations cruciales sur les pratiques des agriculteurs afin d’adapter les préconisations agronomiques, mécaniques et chimiques en fonction des situations, dans une gestion efficace, rentable et durable des mauvaises herbes ! », juge Pascal Gautier.