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Pois de printemps, surveillez les thrips et les sitones

Protéagineux
19.04.2022
Thrips du pois ravageur

Des dégâts de sitones ont été repérés en Bourgogne-Franche-Comté. La surveillance est de mise pour ce ravageur et pour les thrips.

Alors que les pois de printemps s’échelonnent entre les stades levée et 4 feuilles, la surveillance s’accentue sur les thrips et les sitones. Avec un corps noir allongé de 1 à 2 mm, le thrips possède quatre ailes étroites longuement frangées et des pièces buccales asymétriques. Ses piqûres sont toxiques pour le pois, dont les tissus prennent un aspect bombé et moucheté : la plante se ramifie, reste chétive et naine. Dans les situations les plus extrêmes, lorsque la levée du pois est lente, les dégâts peuvent atteindre 30 q/ha, voire plus. Le seuil de nuisibilité est atteint lorsqu’un insecte par pied est repéré et quand 80 % des plantes sont levées. L’observation se fait en prélevant les pieds et en les enfermant dans un sac plastique au soleil : les insectes viendront se coller sur les parois du sac. Le sitone est quant à lui un charançon de 3 à 5 mm de longueur, de couleur gris-brun, reconnaissable par ses élytres rayées et son rostre court. Ses dégâts se caractérisent par des encoches sur les feuilles basses. Le seuil de nuisibilité est de 5 à 10 encoches par plante. Ces morsures ont peu d’impact sur le rendement, la principale source de nuisibilité étant les larves. Elles perturbent l’alimentation azotée du pois, qui peut, dans les cas les plus extrêmes, provoquer une baisse de rendement de 10 à 12 q/ha. 

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