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Pomme de terre en Bretagne : vigilance permanente pour maîtriser le mildiou

Pomme de terre
22.02.2016

En Bretagne, le climat est toujours favorable au développement du mildiou et la campagne 2014 a été marquée par une pression moyenne à forte.

Les producteurs de pomme de terre ont été très vigilants pour protéger leur culture afin d’obtenir une production de plants ou de pommes de terre de consommation indemnes d’attaques de mildiou. Laurent Tasset, Ingénieur Conseil Culture pommes de terre chez Syngenta pour ce bassin de production, témoigne.

2014, des contaminations mildiou sur pommes de terre en juillet

Laurent Tasset« Avec un climat océanique accompagné de précipitations très régulières, la Bretagne est très concernée par le développement du mildiou sur pomme de terre. L’année 2014 n’échappe pas à cette règle avec de nombreuses contaminations au cœur de l’été en juillet. Au final, le nombre de traitements anti-mildiou était de 14 dans le Nord Finistère et se situait entre 10 et 12 dans le Morbihan. La situation est d’autant plus délicate que les contaminations peuvent passer d’un type de production de pomme de terre à une autre avec des périodes de contaminations différentes. Ainsi, en production de pommes de terre primeurs (1 000 hectares environ), la production est bâchée au moment de l’implantation. Le risque mildiou est important au printemps lors du débâchage et cela peut contaminer les productions de pomme de terre de consommation et les productions de plants ».

Prévenir le mildiou de la pomme de terre, adapter les produits et leur positionnement

« Dans ce contexte particulièrement propice au mildiou, certaines matières actives comme le mancozèbe sont peu utilisées en Bretagne car trop sensibles au lessivage. Les producteurs s’orientent plutôt vers des spécialités de contact qui résistent mieux aux précipitations comme Shirlan en début de saison, puis vers des spécialités « plus robustes » pour la période de pousse active comme Rêvus.

En résumé, afin que le programme soit le plus efficace possible, il fallait commencer tôt pour empêcher l’entrée du mildiou dans la parcelle, adapter les produits à la végétation et resserrer les cadences si nécessaire ».

Alternariose : peu présente en Bretagne
Compte tenu du climat toujours très humide, l’alternariose est peu observée en Bretagne. Quelques parcelles peuvent être concernées dans le Morbihan mais cela reste assez rare et ne justifie pas d'intervention spécifique.

REPÈRE

Pomme de terre : la diversité bretonne 
> 5 000 hectares de plants.
> 3 500 hectares de pommes de terre de consommation.
> 1 000 hectares de pommes de terre primeurs.
> 1 000 hectares de pommes de terre pour la féculerie.