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2 vagues de forte pression mildiou sur pommes de terre

Pomme de terre
13.03.2015

En Beauce et en Champagne, le mildiou de la pomme de terre a été virulent de la levée à mi-juin, puis à partir de mi-juillet. Ces deux vagues ont nécessité une vigilance particulière pour maîtriser la maladie.

Décryptage avec Eric Gerrier, Ingénieur Conseil Culture pomme de terre chez Syngenta pour ces 2 bassins de production.

Mildiou de la pomme de terre, des conditions très favorables en 2014

Éric Gerrier« Si les plantations de pomme de terre se sont déroulées dans de bonnes conditions avec des levées régulières, en revanche le climat très humide qui s’est installé de mai à mi-juin a été très favorable au développement du mildiou. Par la suite, le climat plutôt sec et ensoleillé qui a sévi jusqu’à mi-juillet a amené un peu de répit aux producteurs mais l’installation d’un climat doux et humide a favorisé la reprise du mildiou à partir de mi-juillet avec des contaminations qui se sont poursuivies jusqu’au défanage.

Doses et cadences au cœur de la maîtrise du mildiou de la pomme de terre

« Dans ce contexte très propice à l’explosion du mildiou, il était déterminant de ne pas relâcher la protection contre le mildiou en respectant les doses et en resserrant si nécessaire les cadences de 7 à 5 jours. Par ailleurs, dans les situations où le mildiou s’était développé, les producteurs ont dû ajouter des produits à base de cymoxanil à la protection fongicide prévue afin de stopper et maîtriser l’épidémie. Mi-juillet, quelques situations délicates ont pu être observées en particulier chez les producteurs qui avaient relâché leur protection début juillet. Au final, 12 à 15 traitements contre le mildiou ont été nécessaire en Beauce avec 1 à 2 traitements supplémentaires en Champagne. Une campagne donc sous le signe du mildiou mais avec des rendements malgré tout élevés - 70 tonnes/ha en pomme de terre de consommation et 50 tonnes par hectare pour les pommes de terre à chair ferme - des résultats qui confirment qu’une bonne protection contre le mildiou permet de garantir la production ! »

Alternariose, vigilance sur certaines variétés
Avec un moindre usage du mancozèbe dans la lutte contre le mildiou, l’alternariose a tendance à se développer, et certaines variétés sont particulièrement sensibles. La perte de rendement peut alors atteindre 20 à 25 %. Vis-à-vis de l'alternariose, il faut agir en préventif et prendre en compte la maladie dans le choix des spécialités anti-mildiou en situation à risque. Notre nouvelle spécialité Rêvus Top homologuée contre le mildiou de la pomme de terre et l'alternariose s'inscrit dans cette démarche » .

REPÈRE 

La Champagne et la Beauce sont deux zones de production très orientées vers la production de pomme de terre de consommation pour le frais.